VIDEO. Ce bébé chante dans le ventre de sa mère en entendant de la musique

SCIENCES Une étude menée sur des femmes enceintes démontre que 87% des fœtus réagissent à la musique.

A.B.

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Une étude menée sur des femmes enceintes démontre que 87% des fœtus réagissent à la musique.
Une étude menée sur des femmes enceintes démontre que 87% des fœtus réagissent à la musique. — Intituto Marques / YouTube

La valeur n’attend pas le nombre des années, le goût pour la musique non plus. Une étude espagnole, publiée dans le journal Ultrasound de la British Medical Ultrasound Society (BMUS), prouve que l’on peut être mélomane avant même d’avoir vu le jour.

Bouger la bouche et la langue

A partir de 16 semaines, l’oreille du fœtus est formée, Mais les scientifiques pensaient qu’il n’était capable d’entendre qu’à partir de 18 semaines, voire plutôt vers 26 semaines. Ce que vient de démentir une chercheuse espagnole. Pour mener son étude, le Dr Marisa Lopez-Teijon a choisi de faire écouter la Petite musique de Nuit de Wolfgang Amadeus Mozart. La chercheuse a ainsi découvert que le fœtus, encore dans le ventre de leur mère, répondait à la musique en bougeant la bouche et la langue, « comme s’il essayait de chanter ». Selon la scientifique, la musique stimulerait la partie du cerveau qui commande la communication. Le fœtus, en entendant le son, réagirait à la musique en faisant des mouvements semblables à la vocalisation.

Pour tester l’impact de la musique sur les bébés à naître, la chercheuse a diffusé le morceau de musique classique contre le ventre de la mère, ainsi que par voie intravaginale, au moyen d’un haut-parleur spécifique inséré dans le vagin. Ce second procédé a d’ailleurs obtenu des résultats bluffants. 45 % des fœtus ont spontanément bougé la tête et les membres après avoir écouté de la musique diffusée contre le ventre contre 87 % des fœtus lorsque le haut-parleur intravaginal a été utilisé. Plus surprenant encore, 50 % des fœtus ont battu la mesure, et ont ouvert la mâchoire et tiré la langue. Autant de mouvements qui s’arrêtaient lorsque la musique cessait.

« Nous connaissions l’importance de parler aux bébés dès la naissance, afin de favoriser la stimulation neurologique », ont indiqué les auteurs de l’étude. « Maintenant, nous avons l’incroyable occasion de commencer cette stimulation beaucoup plus tôt : c’est une énorme avancée ».