Saint-Etienne: De l'huile de friture pour éclairer le stade Geoffroy-Guichard

ENVIRONNEMENT Le biodiesel obtenu servira à alimenter le groupe électrogène utilisé les soirs de match...

20 Minutes avec agences

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les joueurs de Saint-Etienne à l'échauffement sur la pelosue gelée de Geoffroy-Guichard, le 7 décembre 2013.
les joueurs de Saint-Etienne à l'échauffement sur la pelosue gelée de Geoffroy-Guichard, le 7 décembre 2013. — PHILIPPE MERLE / AFP

L’information est très sérieuse, et a été officialisée mardi par la métropole de Saint-Etienne et l’association en charge de ce projet insolite : éclairer le stade Geoffroy-Guichard grâce à un biodiesel, lui-même créé à partir d’huile de friture.

Saint-Etienne Métropole a ainsi fait appel à l’association Ondaine Agro, basée au Chambon-Feugerolles (Loire), afin de mettre en place pareil recyclage. Cette structure de réinsertion œuvre déjà dans ce domaine, en valorisant les déchets de pain pour les transformer en nourriture animale.

Les premiers essais prévus pour novembre

« Sur le territoire nous ne faisons pas grand-chose des huiles de friture. Elles partent pour être retraitées à l’étranger, souvent en Allemagne et en Espagne, et on s’est dit : « Pourquoi ne les récolterions-nous pas ? », explique Sylvie Fayolle, vice-présidente de Saint-Etienne Métropole, en charge du développement durable.

Une solution « d’économie circulaire et d’économie de CO2 » (le déplacement d’une telle quantité de déchet étant sérieusement réduit) on ne peut plus dans l’ère du temps. L’huile sera collectée au sein de la restauration collective, avec l’objectif ensuite d’en récupérer également chez les particuliers et les restaurants, via un système de déchetterie mobile. Saint-Etienne Métropole devrait d’ailleurs s’équiper de la machine de transformation en biodiesel début novembre, et opérer les premiers essais en février-mars.

Un dispositif mis en place pour l’Euro 2016

La mise en route définitive est, quant à elle, envisagée en juin prochain, autrement dit pour l’Euro 2016. L’investissement (de 170.000 euros), enfin, sera en grande partie assumé par la subvention obtenue via la labellisation « Territoires à énergie positive pour la croissance verte ».

« Ce serait dommage de continuer à aller dépenser des milliers de litres de gasoil pour faire traiter des huiles à l’extérieur, et ceci est valable pour toute l’économie. Si on arrive à relocaliser, cela ne peut qu’être positif pour l’emploi et le climat », estime Thierry Bruyère, le directeur de l’association Ondaine Agro.