VIDEO. Un maire hongrois menace les migrants dans un clip surréaliste

INSOLITE La vidéo met notamment en scène des courses en voiture, à cheval et en hélicoptère…

Anne-Laëtitia Béraud, vidéo Maxime Deloffre

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Capture écran d'une vidéo Youtube/HVIM1920, 16 septembre 2015.
Capture écran d'une vidéo Youtube/HVIM1920, 16 septembre 2015. — Youtube/HVIM1920

« La Hongrie est un mauvais choix. Et [la ville d’] Asotthalom, le pire ». C’est avec ces mots que Laszlo Toroczkai, le jeune maire hongrois de la petite ville d’Asotthalom à la frontière serbe, prévient les migrants dans une vidéo postée mardi sur Youtube intitulée « Message to illegal immigrants from Hungary ».

D’une durée de deux minutes, la vidéo présente le jeune homme menaçant les migrants qui pénètrent en Hongrie… avant de continuer sur des courses de policiers en moto, à cheval, en voiture ou en hélicoptère. Le but de ce déballage visuel, digne du film « Jason Bourne », est la traque des migrants sur le sol hongrois.

Message glaçant

Comme le rappelle le New York Times jeudi, Laszlo Toroczkai est bien connu en Hongrie pour avoir été à la tête d’un groupe d’extrême droite, le Mouvement de jeunesse des 64 comtés. Celui-ci fait pression pour que la Hongrie récupère les territoires à l’extérieur de ses frontières actuelles, qui ont été cédés juste après la Première Guerre mondiale.

La vidéo se termine sur une image glaçante : Le maire, debout devant des policiers et leurs véhicules de patrouille, la mine patibulaire.

Capture écran d’une vidéo Youtube/HVIM1920, 16 septembre 2015

Attitude de la Hongrie

Depuis plusieurs semaines, la Hongrie fait face à un afflux exceptionnel de migrants qui se dirigent vers l’Europe de l’Ouest. Des heurts entre la police et des migrants se sont notamment déroulés mercredi à la frontière avec la Serbie. Le pays a décidé de fermer ses frontières et d’ériger des clôtures avec des barbelés.

Ce vendredi, le Premier ministre français Manuel Valls a appelé la Hongrie à traiter « avec humanité » les migrants à ses frontières. Il a jugé que l’on ne peut « accepter » ni « les propos, ni les attitudes » du gouvernement hongrois, « ni les barbelés ».