Bac 2015: Des milliers d'élèves protestent contre une question de l'épreuve d'anglais

BAC 2015 Ils jugent que l'énoncé contenait des mots trop difficiles...

20 Minutes avec AFP

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Quantité de complaintes fleurissent sur les réseaux sociaux à propos des sujets du Bac
Quantité de complaintes fleurissent sur les réseaux sociaux à propos des sujets du Bac — Jung Yeon-Je AFP

Quand ça coince au bac, les lycéens se tournent vers les réseaux sociaux. Après la colère des élèves de première contre un texte de Laurent Gaudé, leurs aînés de terminale ont exprimé leur frustration contre une question de l’épreuve d’anglais.

« Annulation de la Question M au bac d’anglais ! » : sérieusement indignés, plus de 10.000 Terminales ont signé en moins de 24 heures une pétition en ligne contre cette question jugée trop ardue.


Annulation de la #QuestionM au Bac d’Anglais ! by nicolasdrahi

Sur la page Facebook « Baccalaureat 2015 en France », 125.000 inscrits, le sujet d’anglais de vendredi déchaîne les passions. Car un extrait d’Atonement, roman de Ian McEwan, a complètement dérouté une bonne partie d’entre eux.

Cette terrible « Question M » portait sur les états d’âme d’un soldat de la Seconde Guerre mondiale, un certain Turner : Les élèves devaient expliquer ses trois préoccupations (« three of his concerns ») et comment il gérait (is coping with) la situation.

Mission impossible, protestent en chœur des milliers de lycéens sur FaceBook, affirmant que ces deux mots étaient inconnus au bataillon et les questions mal formulées. Et exécutent Turner à toutes les sauces.

« Je suis Turner », clame l’un. « Ceux qui ont répondu ont gagné une journée avec Turner », promet un autre. En mangas, BD, faux tests et photos détournées, d’autres imaginent comment des profs d’anglais sadiques ont concocté les questions les plus tordues sur Turner.

Faire passer une génération « pour des demeurés »

Enervé, Arthur, 17 ans, lycéen parisien, a lancé vendredi soir une pétition sur le site Change. Org pour demander au ministère de l’Education de tout bonnement l’annuler. « A la sortie de l’épreuve », a-t-il raconté à l’AFP, « j’ai parlé à un ami dans un autre lycée et j’ai découvert qu’il avait eu exactement le même problème que moi avec la question M. Alors j’ai lancé une pétition pour savoir si beaucoup d’autres l’avaient eu aussi, et c’est devenu viral. Plein de personnes n’ont pas compris le mot "coping", c’est un mot peu courant », affirme-t-il.

Mais la pétition d’Arthur ne fait pas l’unanimité. D’autres lycéens trouvent l’initiative de très mauvais goût et craignent qu’elle fasse « passer leur génération pour des demeurés ». « En 2015, tu trouves une question dure et tu fais une pétition. Bourrée de fautes. Non, juste non », tweete Hugo Travers, 18 ans, fondateur du site @RadioLondres. Deux contre-pétitions - nettement moins suivies - ont même été lancées.