Un Anglais devient le père biologique de dix enfants en moins de quatre mois

GRANDE-BRETAGNE Alors qu'il a 26 ans, qu'il est homosexuel et célibataire...  

N.Bg.

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Echographie d'un bébé, illustration
Echographie d'un bébé, illustration — PULSE/SIPA

Son huitième enfant est né la semaine dernière, et les deux prochains devraient voir le jour sous peu. Kenzie Kilpatrick, jeune Britannique de 26 ans, sera alors devenu le père biologique de dix enfants. Le tout en moins de quatre mois. Et alors qu’il est célibataire, et homosexuel.

Où est l’arnaque ? Il n’y en a pas : Kenzie, dont le Daily Mail vient de dresser un portrait, est simplement un généreux donateur, officiant en marge du système officiel de don du sperme britannique. C’est en juin 2014 qu’il décide de proposer ses services, via Facebook, à des couples inconnus mais paraissant dignes de confiance, et effrayés par le coût d’un don de sperme effectué par le circuit officiel -le quotidien donne l’exemple d’un coût de 1.500 livres (2.150 euros) pour une clinique privée.

Un document plus ou moins légal entre les parties

N’acceptant pour tout argent que le remboursement de ses frais de transport, le jeune homme, qui fait un check-up médical complet avant toute donation, est plutôt doué dans ce qu’il fait : « Toutes les femmes que j’ai aidées sont tombées enceintes à la première ou deuxième tentative », s’enorgueillit-il. Parmi les personnes ayant eu recours à ses services se trouvent neuf couples de lesbiennes et un couple hétérosexuel. Leur relation avec le donneur est basée sur la confiance : « Je leur fais confiance pour qu’ils ne m’attaquent pas en justice pour réclamer de l’argent, ils me font confiance pour que je ne dise pas soudain "attendez une minute, c’est mon enfant, je veux le voir" ». A toutes fins utiles, un document de quatre pages est signé par les deux parties, mais Kenzie l’a trouvé sur internet et ne connaît pas sa valeur légale.

Car le jeune homme est clair sur son propre statut : il est le géniteur des enfants, mais il n’assurera aucun rôle dans leur vie. Même s’il se tiendra à disposition des enfants désireux à l’avenir de savoir qui est leur père, et qu’il assure au Daily Mail qu’il recueillerait tout enfant né grâce à lui qui serait rejeté pour une raison ou une autre par ses parents.

Autre précaution prise : espacer géographiquement ses dons, pour que les enfants ne grandissent pas au même endroit, au risque de se rencontrer et d’apprendre plus tard qu’ils sont demi-frères ou sœurs. De toute façon, Kenzie a décidé de lever le pied sur ses dons. « C’est fantastique d’avoir aidé tant de gens en si peu de temps, confie-t-il au Daily Mail, mais j’ai décidé d’arrêter pour l’instant. (…) Je ne suis pas en mission pour peupler la planète ».