La Grande-Bretagne tremble après de violentes attaques de goélands

ANIMAUX Les attaques se sont multipliées depuis quelques semaines, notamment dans les stations balnéaires des Cornouailles...

B.D.

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Un goéland avale un étourneau à Barrhead, près de Glasgow.
Un goéland avale un étourneau à Barrhead, près de Glasgow. — DOOGZ MCCOLL / CATERS NEW/SIPA

Prenez garde si vous êtes en vacances en Grande-Bretagne, il existe un danger pire pour votre santé que le haggis : les attaques de goélands. Elles se multiplient en effet depuis la mi-juillet, à tel point que le Premier ministre, David Cameron, compte passer à l’attaque.

>> Comment différencier un goéland d’une mouette ?

Comme le raconte le blog Big Browser, citant les médias locaux, les attaques se sont multipliées depuis quelques semaines dans les stations balnéaires des Cornouailles, mais aussi un petit peu plus au nord. En mai, un bébé chihuahua a été tué, et un pianiste du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra a été blessé après une attaque en juin.

Les « ennemis publics numéro 1 » pour certains médias locaux

Roo, un yorkshire a été tué par des goélands à Newquay mi-juillet, puis Stig, une tortue domestique à Liskeard. Une sexagénaire a également été blessée à la tête à Helston, et un enfant de 4 ans a été blessé au doigt à Saint-Ives jeudi dernier, attaqué par l’un de ces volatiles alors qu’il mangeait une saucisse.

Enfin, un goéland a été pris en photo par un habitant de Barrhead, près de Glasgow, alors qu’il avalait tout rond un étourneau. Déchaînés, les médias britanniques ont bien entendu titré sur ces « goélands tueurs », « ennemis publics numéro 1 », et ont multiplié les clichés des volatiles en pleine attaque.

Cameron veut un « grand débat »

Incité à proposer des mesures sur le sujet, David Cameron a simplement jugé il y a une dizaine de jours après une rencontre avec des responsables locaux que ce problème devait être réglé, et proposé un « grand débat » sur le sujet.

« Je crois que c’est un sujet très complexe et dangereux. Un Premier ministre ne doit pas se lancer et sortir de son chapeau une réponse à la va-vite (…) Nous avons besoin d’un grand débat sur ce sujet, et nous devons écouter les personnes qui sont véritablement au fait de ce problème dans les Cornouailles et de ses effets potentiels. »

David Cameron a en effet les mains liées par le Wildlife and Countryside Act de 1981, qui protège les goélands. Pourtant, de nombreuses voix s’élèvent, dont celles de plusieurs députés, pour revoir la loi, et stériliser les oiseaux ou détruire leurs oeufs pour réduire leurs capacités de reproduction.

Cependant, le Telegraph souligne ironiquement que l’engagement du Premier ministre intervient quelque temps après que son gouvernement a supprimé une allocation budgétaire de 250.000 livres (352.987 euros) qui devait financer un projet de recherche sur les goélands agressifs en ville, parce qu’il ne s’agissait pas d’une « priorité ».

Les goélands sont également des farceurs