L'ensemble des élèves de la Palmerston North Boys' High School, en Nouvelle-Zélande, exécutent un haka en l'honneur de leur défunt professeur, Dawson Tamatea, le 24 juillet 2015.
L'ensemble des élèves de la Palmerston North Boys' High School, en Nouvelle-Zélande, exécutent un haka en l'honneur de leur défunt professeur, Dawson Tamatea, le 24 juillet 2015. — YouTube/ PNBHS

HOMMAGE

VIDEO. Nouvelle-Zélande: 1.700 élèves effectuent un haka en l'honneur de leur professeur décédé

Dawson Tamatéa, 55 ans, était professeur d’éducation physique et de mathématiques dans cette école depuis 1986...

Un haka à vous donner des frissons. Vendredi dernier, les quelque 1.700 élèves du lycée pour garçons de Palmerston (Palmerston North Boy’s High School, PNBHS), au nord de Wellington, en Nouvelle-Zélande, ont effectué cette danse traditionnelle maorie en l’honneur de leur défunt professeur, Dawson Tamatéa.

Comme l’explique l’école sur son compte YouTube, « l’ensemble de l’école a participé au haka lors de l’arrivée du corbillard transportant M. Tamatéa » dans l’enceinte de l’école, où a ensuite eu lieu le service funèbre.

Sur les images, on voit le véhicule entrer dans l’école, alors que plusieurs personnes vêtues de noir forment une haie d’honneur. Le corbillard s’arrête alors, avec, face à lui les élèves de l’école, qui exécutent leur haka, une « performance puissante et forte en émotion », selon les mots de la PNBHS.

Puis, après avoir rendu hommage à leur professeur, les élèves s’écartent et laissent passer le véhicule, dans un silence total, certains la tête baissée en signe de respect. « Nous sommes extrêmement fiers de nos élèves et nous savons que M. Tamatéa le serait également », conclut l’école.

Il va « cruellement manquer à l’école »

Dawson Tamatéa, 55 ans, est décédé dans la nuit du 19 juillet dans son sommeil, indique le Manawatu Standard. Il faisait partie des enseignants de la PNBHS depuis 1986, où il avait en charge les cours d’éducation physique et de mathématiques. Mais il était également le référent pour les élèves Maori.

« Il a créé une atmosphère et un environnement où tous avaient le sentiment d’appartenir à la même famille », a expliqué David Bovey, le directeur, ajoutant que le professeur allait « cruellement manquer à l’école », où il laisserait « un grand vide ».

Pour preuve, les nombreux témoignages sur la page Facebook de la PNBHS, mais aussi les milliers de personnes qui ont assisté à ses funérailles. L’événement a même été retransmis en direct sur le compte YouTube de l’école, qui ne pouvait accueillir tous ceux qui le souhaitaient.