Bretagne: Vandalisé, le radar continue de flasher

PROTOTYPE Près de Redon, l'un des deux radars autonomes, inaugurés début juillet par le ministre de l'Intérieur, a été incendié. Mais il continue de flasher...

J. H.
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Le radar autonome vandalisé cette semaine a été installé à Sainte-Marie sur l'axe Rennes-Redon.
Le radar autonome vandalisé cette semaine a été installé à Sainte-Marie sur l'axe Rennes-Redon. — J. Gicquel / APEI / 20 Minutes

Neuf cents flashes en vingt-quatre heures. C'est, près de Redon en Bretagne, le palmarès du radar autonome autrement appelé radar de chantier, ce nouvel appareil inauguré début juillet par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'occasion des premiers départs en vacances. Avec une telle capacité de contrôle sur les véhicules (jusqu'à 7.500 toutes les heures), et alors qu'il venait d'être installé une semaine auparavant, ce radar a été vandalisé: l'incendie d'un plot situé à proximité s'est propagé à l'appareil.

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— L'édition du soir (@leditiondusoir) 17 Juillet 2015

«Le radar continue d'envoyer les contraventions»

Pas étonnant, même si aucun de ces 900 flashs ne s'est soldé par l'envoi d'une contravention au domicile de ces automobilistes pressés: ce radar était en phase de test, comme l'autre prototype, installé au sud de Paris, en Seine-et-Marne, près du péage de Fleury-en-Bière. Ce qui est en revanche surprenant, c'est que, malgré les importantes dégradations qu'il a subies, l'appareil résiste. «Le radar continue de flasher et d’envoyer les contraventions. L'engin doit être enlevé à la fin du mois pour rejoindre un autre chantier à Pipriac, mais les gendarmes craignent de nouvelles tentatives de dégradations ces prochains jours», écrit le quotidien régional Ouest France, dans son édition du soir.

Cinq jours d'autonomie de batterie

Transporté au moyen d’une remorque, ce radar nouvelle génération doté d'une autonomie de batterie de cinq jours sera en effet, selon le ministère de l’Intérieur, « placé et déplacé rapidement sur des zones de danger temporaire ». Moyen « précis », il « est très performant technologiquement », a souligné le Délégué interministériel à la Sécurité routière Emmanuel Barbe, précisant qu’il est destiné à sécuriser les ouvriers mais aussi les automobilistes. Cent cinquante appareils du genre devraient être mis en service d'ici à la fin de l'année 2016 en France.