Egypte: La reproduction ratée du buste de Néfertiti scandalise le pays

POLEMIQUE Les autorités locales ont annoncé, ce mardi, que la statue de la controverse allait être retirée...

20 Minutes avec agence

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La réplique ratée du buste de Néfertiti, exposée en juillet 2015 à l'entrée d'un village en Egypte, fait polémique.
La réplique ratée du buste de Néfertiti, exposée en juillet 2015 à l'entrée d'un village en Egypte, fait polémique. — Twitter

La beauté de l’art est subjective, tout le monde s’accorde cependant pour dire que la reproduction du buste de la reine Néfertiti, symbole de beauté et de fierté en Egypte, est bel et bien ratée. Créée à la demande des autorités de la région de Minya (nord du pays) et exposée à l’entrée de la ville de Samalut, l’œuvre censée représenter, rappelle Le Monde, celle que l’on surnomme également « Mona Lisa égyptienne », rend donc fou de rage tout un pays.

« Pour dire les choses simplement, elle est laide »

Le buste, qui devait rappeler le bel original exposé au Neues Museum de Berlin (Allemagne), pourrait en effet avoir été réalisé par un enfant de quatre ans (avec l’aide de quelques copains, certes). La tête de celle qui régna aux côtés du pharaon Akhenaton est déformée et d’un drôle de jaune. Elle semble déjà bien abîmée, arbore des oreilles plutôt disproportionnées, des lèvres grossières et des yeux vides. « Pour dire les choses simplement, elle est laide », commente même la BBC.

Les habitants de Samalut, un brin colère, parlent, eux, dans les journaux locaux, d’une statue « insultante et honteuse ». Et le hashtag #Nefertiti prend rapidement le relais. « L’affaire de la Nefertiti défigurée » enflamme alors Twitter et les internautes dénoncent une « atrocité », une « honte » ou encore une œuvre digne du « monstre de Frankenstein ».

 

 

A la recherche de l’architecte

Selon Le Monde, les autorités locales ont annoncé, ce mardi, que la réplique de la polémique allait être retirée. De son côté, le ministre de la culture, Abdul Wahid al-Nabawi, a précisé qu’elle serait remplacée par une nouvelle « qui égalera la beauté de l’art ancien égyptien ».

Le gouverneur de la région aurait, lui, promis l’ouverture d’une enquête pour savoir comment cette « œuvre » avait pu être validée. Ceci alors que chacun souhaite enfin connaître le nom de l’architecte qui a apparemment souhaité rester anonyme. On le comprend.