Lire les sextos trash qui ont coûté son job au fondateur d'American Apparel

ENTREPRISE Dov Charney est en plein bras de faire judiciaire avec la chaîne qu'il a créée...

P.B.

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Le fondateur et désormais ex-patron de la marque américaine d'habillement American Apparel, Dov Charney, le 21 mai 2009 à New York
Le fondateur et désormais ex-patron de la marque américaine d'habillement American Apparel, Dov Charney, le 21 mai 2009 à New York — Johannes Kroemer Getty

American Apparel ne compte pas se laisser faire. Poursuivi par son fondateur Dov Charney, remercié l’an dernier après des poursuites pour harcèlement sexuel, la chaîne a dégainé des sextos et des emails envoyés par Charney à plusieurs employés.

Selon le procès-verbal, le fondateur controversé, qui a fait de ses fantasmes de Lolita la marque de fabrique des campagnes de pub d’American Apparel, a notamment utilisé un téléphone et un ordinateur du bureau pour envoyer des messages pornographiques et des photos de son sexe à des employées. Il se surnomme lui-même « daddy » et il fait référence aux jeunes femmes comme des « écolières » et des « petites filles ». Il est également accusé d’avoir publié des clichés dénudés de deux ex-employées sur un blog et d’avoir usurpé leur identité pour les discréditer.

Charney poursuit American Apparel pour diffamation et conteste la légalité de son licenciement. Multimillionnaire avant sa chute, il affirme être presque ruiné. Il explique à Bloomberg qu’il a cédé ses titres au hedge fund Standard General afin de souscrire un prêt pour acheter davantage d’actions, espérant reprendre le contrôle de l’entreprise. Selon lui, le fonds d’investissement a ensuite remplacé plusieurs membres du Conseil d’administration afin de l’écarter définitivement. Le bras de fer n’est clairement pas terminé.