Concours : Un million de dollars pour le «meilleur professeur du monde»

SOCIETE L’acteur américain Kevin Spacey, qui s’intéresse de près aux questions éducatives, fait partie du jury de ce genre de « Top Prof »...

20 Minutes avec agences

— 

Illustration: un enfant dans une classe d'école primaire.
Illustration: un enfant dans une classe d'école primaire. — Fred Scheiber/20 Minutes/SIPA

« On connaît tous des noms d’avocats, de chefs d’entreprise, de personnalités dans le secteur des nouvelles technologies, mais il y a peu d’enseignants suffisamment célèbres pour servir de modèle » à la jeune génération, regrette Vikas Pota, le directeur de la fondation Varkey (1). Alors, pour la seconde année consécutive, la fondation lance le concours du meilleur professeur du monde. Histoire de donner l’envie d’emprunter cette voie aujourd’hui délaissée et de valoriser un métier qui fait un peu moins rêver.

Preuve en est, une étude conduite par les services de Varkey, menée il y a trois ans dans plusieurs pays, montrait, qu’en France, moins d’un tiers des parents encourageraient leurs enfants à s’engager dans cette profession si ces derniers en exprimaient l’envie.

Seulement 10 candidats français en 2015

Les candidats, professeurs du public ou du privé, de la maternelle à la fin du lycée, peuvent d’ores et déjà s’inscrire du 29 mai au 10 octobre en remplissant un dossier sur le site Global Teacher Prize. L’an dernier le concours n’avait mobilisé que dix candidatures françaises sur un total de 1.300 candidats provenant de 127 pays. En 2015, la fondation communique un peu plus dans l’Hexagone et surtout propose pas moins de un million de dollars au gagnant.

Parmi les critères retenus : l’utilisation de « pédagogies innovantes et efficaces et produisant des résultats tangibles sur l’apprentissage des élèves », « la reconnaissance des accomplissements du professeur dans la classe par ses élèves, collègues et autres membres de la collectivité », ou encore « la participation à des débats publics sur le métier d’enseignant via des articles, blogs, conférences ».

« Le prix récompense l’excellence dans une salle de classe »

Quant au jury, il sera constitué d’un panel d’une soixantaine de personnalités, de professeurs, de scientifiques, de chefs d’entreprise, de journalistes et même de l’acteur américain Kevin Spacey, qui selon Vikas Pota s’intéresse de près aux questions éducatives.

Le prix « n’a pas vocation à récompenser un travail humanitaire », précise encore le directeur. « Il récompense l’excellence dans une salle de classe ». Alors qui succédera à l’Américaine Nancie Atwell (qui enseigne dans une école du Maine une méthode innovante pour encourager les élèves à lire et améliorer leur expression écrite) ? Réponse en mars prochain.

 

(1). Créée par la famille Varkey, des Indiens immigrés dans les années 1950 aux Emirats arabes unis, alors protectorat britannique. Ils y font fortune en créant des réseaux d’écoles privées. Le groupe, baptisé GEMS, détient et gère aujourd’hui des dizaines d’écoles privées dans quelque 70 pays, dont la Grande-Bretagne.