VIDEO. Greffé du visage, il rencontre la sœur de son donneur dans une séquence bouleversante

VIDEO Affreusement défiguré par un coup de feu, Richard Norris avait bénéficié d'une opération en 2012...

C.C.M

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Rebekah Aversano redécouvre le visage de son frère, greffé sur Richard Norris.
Rebekah Aversano redécouvre le visage de son frère, greffé sur Richard Norris. — Capture d'écran Nine

Richard Norris avait 22 ans quand il perdu son visage. En 1997, le jeune Américain s’est tiré une balle en pleine tête, par accident selon sa mère, qui se trouvait alors dans la pièce d’à côté. Le coup de feu a emporté son nez, ses joues, sa bouche et son menton, n’épargnant que ses grands yeux marron.

Malgré plusieurs opérations, l’apparence physique du jeune homme après cet accident ne lui a pas permis de retrouver une existence normale. Vivant reclus chez ses parents, il ne sortait que très rarement et uniquement en étant masqué. Il a fini par sombrer dans une profonde dépression.

C’est le malheur d’une autre famille qui a mis fin à son calvaire. Le chirurgien plastique Eduardo Rodriguez a réalisé en mars 2012 une greffe en utilisant le visage de Joshua Aversano, un jeune homme décédé dans un accident de voiture. Une opération expérimentale et risquée, avec seulement 50 % de survie pour Richard, mais qui a été couronnée de succès.

Richard Norris après son accident puis sa greffe par le Dr. Eduardo Rodriguez. - UNIVERSITY OF MARYLAND / AFP

Le miracle s’est prolongé trois ans après, quand la chaîne de télévision australienne Nine a organisé une rencontre entre la sœur de Joshua Aversano et celui qui possède maintenant les traits de son frère. Un moment bouleversant, la jeune fille retrouvant « le visage avec lequel elle a grandi ». La séquence sera diffusée dimanche et un extrait est d'ores et déjà disponible.

Selon le chirurgien Eduardo Rodriguez, Richard Norris s’est montré extrêmement courageux pendant tout ce lourd processus, qui représente un pas immense pour la médecine. Si la greffe l’oblige aujourd’hui à tout faire pour éviter un rejet qui signifierait la mort — il ne peut ni boire d'alcool, ni fumer, ni bronzer et doit prendre plusieurs médicaments par jour —, il a pu reprendre une existence plus paisible. Il reste aujourd’hui en contact avec la famille Aversano, qu’il informe de l’évolution de son état.