Le Bon coin: La mise en vente d'une école irrite l'inspecteur d'académie et le maire

WEB Ils envisagent de porter plainte contre cette blague jugée de mauvais goût...

20 Minutes avec agence

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Capture d'écran du site internet Le Bon  Coin.
Capture d'écran du site internet Le Bon Coin. — leboncoin.fr

80.000 euros. C’est le prix fixé par des parents d’élèves pour l’école maternelle de Monein (Pyrénées-Atlantiques), qu’ils s’étaient permis de mettre en vente sur Le Bon Coin ce mois-ci. Souhaitant ainsi protester contre une décision qui, selon eux, condamnait l’école à la fermeture, ces vrais parents-faux vendeurs étaient même allés jusqu’à indiquer le numéro de téléphone de l’inspection académique de Pau en guise de coordonnées du vendeur.

Et si l’annonce a été, depuis, retirée du site, la blague reste, elle, visiblement dure à digérer pour les responsables concernés. Le journal La République des Pyrénées rapporte, en effet, que l’inspecteur d’académie et le maire de la commune envisageraient aujourd’hui de porter plainte.

« Un mépris total des élus et de l’institution de l’Education nationale »

Tous deux cités par le quotidien local, ils se fâchent : « il faut dire stop. Ce genre d’action n’est pas approprié, d’autant moins qu’il n’y a pas de fermeture de classe unique envisagée », dixit l’inspecteur Pierre Barrière ; « c’est un mépris total des élus et de l’institution de l’Education nationale. Cela se veut être de l’humour, mais cela ne passe pas », surenchérit le maire Yves Salanave-Péhé.

Cette façon de mettre ironiquement en vente des écoles ou des salles de classe se fait de plus en plus fréquente. A chaque fois, les parents d’élèves dénoncent par ce biais la menace de fermeture d’une classe ou la réduction de moyens.