Royaume-Uni: Un historien aurait découvert un portrait de Shakespeare fait de son vivant

CULTURE L'homme affirme que la découverte date d'il y a cinq ans...

20 Minutes avec agences

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La tombe de Shakespeare à Stratford-upon-Avon (centre-ouest) va faire l'objet de travaux de restauration, qui prendront bien soin d'éviter la "malédiction" promise par le dramaturge à quiconque s'aviserait de déplacer ses ossements.
La tombe de Shakespeare à Stratford-upon-Avon (centre-ouest) va faire l'objet de travaux de restauration, qui prendront bien soin d'éviter la "malédiction" promise par le dramaturge à quiconque s'aviserait de déplacer ses ossements. — Roger-Viollet

La thèse est reçue avec scepticisme par certains experts. Mark Griffiths, un historien botaniste britannique a affirmé ce mardi avoir découvert le seul portrait connu du dramaturge anglais William Shakespeare (1564-1616). A l’origine de la trouvaille, publié ce mercredi dans Country Life, une estampe ornant la page de garde de la première édition de The Herbal, un ouvrage datant du 16e siècle écrit par le botaniste John Gerard (1545-1612).

Des indices éparpillés dans une estampe

Dans le détail, les quatre personnages principaux de l’estampe, jusqu’ici jugés imaginaires ont été identifiés par l’historien comme des personnes réelles. Parmi ces personnages, Mark Griffiths aurait démasqué William Shakespeare grâce à ses vêtements de poète, la fritillaire qu’il tient (une fleur intimement liée, selon le chercheur, à la pièce Vénus et Adonis) ainsi qu’un rébus qui, une fois décodé, donne le nom de l’éminent dramaturge. Le physique de jeune premier observé sur cette estampe tranche avec les portraits jusqu’ici connus de lui, où il est plus âgé.

« C’est la première fois que nous avons un portrait identifié comme étant (celui de Shakespeare) et fait durant sa vie. Les deux seuls autres portraits authentiques sont posthumes », explique Mark Hedges, rédacteur en chef de Country Life, qui publie la découverte. « C’est William Shakespeare, âgé de 33 ans, à l’apogée de sa carrière », commente le rédacteur en chef, qui le décrit comme un « jeune homme incroyablement beau ».

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Certains experts restent dubitatifs

De son coté, Michael Dobson, le directeur de l’Institut Shakespeare à l’université de Birmingham reste perplexe : « Je n’ai pas vu les arguments en détail mais Country Life n’est certainement pas la première publication à faire ce genre d’affirmation. » Comme lui, d’autres experts se sont également dits dubitatifs.

Face au doute, l’historien s’est défendu, affirmant qu’il « a fait cette découverte pour la première fois il y a cinq ans et qu’il a depuis essayé de la réfuter ». L’homme, qui précise que « d’autres experts venant d’universités comme Oxford ou Heidelberg » ont également essayé de réfuter sa thèse, ajoute que sa découverte est « basée sur des preuves documentaires, historiques et scientifiques », arguant d’une double compétence en botanique et en littérature anglaise.