Népal: Un radar de la Nasa pour repérer des aliens permet de sauver quatre personnes ensevelies

TECHNOLOGIE Ce radar appelé «FINDER» a été développé par la Nasa et le département de la sécurité intérieure américain...

B.D.

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Un survivant passe près d'immeubles qui se sont effondrés après le séisme du 25 avril à Chautara, à 80 km de Katmandou, le 30 avril 2015.
Un survivant passe près d'immeubles qui se sont effondrés après le séisme du 25 avril à Chautara, à 80 km de Katmandou, le 30 avril 2015. — AFP PHOTO/ Philippe Lopez

Quatre hommes ensevelis sous quelque trois mètres de briques, de boue et d'autres débris ont été secourus au Népal grâce à un radar portable créé par la Nasa et le département de la sécurité intérieure américain, selon un communiqué. La technologie qui a servi a développer ce radar visait à l'origine à détecter une éventuelle vie extraterrestre sur de lointaines exoplanètes.

>> VIDEO. Les ravages du séisme filmés par un drone à Katmandou

Après le séisme meurtrier du 25 avril dernier, les secours internationaux (Chine, Pays-Bas, Belgique et armée népalaise) déployés dans le village de Chautara ont reçu deux prototypes de ce radar appelé «FINDER» («Finding Individuals for Disaster and Emergency Response», «Retrouver des individus lors de catastrophes et intervention d'urgence»).

Micro-ondes

Le dispositif repose sur un système qui «voit» ce qui se passe autour de lui en envoyant des micro-ondes. Il peut ainsi repérer des battements de coeur et des respirations, même faibles, de personnes ensevelies.

A Chautara, FINDER a ainsi repéré les battements de coeur de deux hommes sous deux bâtiments effondrés. Ces victimes étaient coincées depuis plusieurs jours, sous quelque trois mètres de briques, de boue et d'autres débris. «C'est très gratifiant de voir une technologie développée dans notre laboratoire utilisée pour sauver des vies», a réagi Jim Lux, qui dirige le projet FINDER à la Nasa.

FINDER avait déjà montré lors de tests qu'il pouvait détecter des victimes ensevelies sous plus de 9 mètres de débris, sous 6 mètres de béton armé et à plus de 30 mètres de distance en plein air, précise la Nasa.