Russie: Une autoroute Londres-New York, en passant par l’Alaska

VOYAGE Si le projet se concrétisait, la Trans-Eurasian belt Development deviendrait la plus longue route du monde...

20 Minutes avec agence

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Un pétrolier russe fait route vers la ville de Nome, sur la côte ouest de l'Alaska, pour ravitailler en fioul ses 3.500 habitants, prisonniers des glaces et éloignés de toutes infrastructures routières.
Un pétrolier russe fait route vers la ville de Nome, sur la côte ouest de l'Alaska, pour ravitailler en fioul ses 3.500 habitants, prisonniers des glaces et éloignés de toutes infrastructures routières. — Sara Francis afp.com

Relier l’Europe, l’Asie et l’Amérique via une autoroute. C’est le projet fou de Vladimir Yakounine, le directeur de la compagnie de chemins de fer russes. Un pari fou, présenté lors d’une réunion à l’Académie des sciences de Russie et qui a pour nom de code Trans-Eurasian belt Development.

Slate, qui cite CNN, précise que Vladimir Yakounine prévoit de construire cette voie rapide en longeant le tracé du Transsibérien (qui relaie Moscou à Vladivostok). Le réseau permettrait ainsi, en se connectant à des routes déjà existantes, de rallier Londres à New York en passant par l’Alaska. Dans le détail, Trans-Eurasian belt Development ferait étape à Nome, une ville de 3.500 habitants située à l'extrême pointe ouest de l'Alaska et «isolée de tout système routier».

 

Six jours de route, trois milliards de dollars d’investissements

Selon CNN, la future Londres-New York fera au total quelque 20.777 kilomètres, devenant ainsi la plus longue route du monde. A raison de 130 kilomètres par heure et sans pause, il faudra 160 heures pour en venir à bout, soit un peu plus de 6 jours. Selon Vladimir Yakounine, le projet, source de nouvelles industries et de nouveaux emplois et qui s’élève, pour le moment, à 3 milliards de dollars, sera tout à fait rentable d'un point de vue économique.

Car grâce au Trans-Eurasian belt Development, la Russie deviendrait le «nouveau centre du monde pour la création et le développement d’industries high-tech», estime, interrogé par The Siberian Timesle président de la compagnie de chemins de fer.