VIDEO. Faites le tour de l’Everest avec Google

WEB C’est moins fatiguant que de gravir le sommet du monde…

A.Ch. avec AFP

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Le parc national de Sagarmatha, vu par Google Street view.
Le parc national de Sagarmatha, vu par Google Street view. — Google Street view

Plus besoin de sherpa pour faire le tour de l’Everest: Google a dévoilé ce jeudi un tour virtuel de la région népalaise, offrant un aperçu de la vie dans l'un des lieux les plus durs et inaccessibles sur terre. Google Street View  propose des vues du cœur du parc national de Sagarmatha, où des rivières bleues glacées serpentent sous les sommets enneigés, des moines jouent de la musique et les éleveurs de yak évoluent sur des chemins abrupts parsemés de pierres.

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Equipées de deux appareils photo avec trépied et d'un dispositif de 15 objectifs sur mesure conçus pour la marche, les équipes se sont déplacées à pieds pour prendre plus de 45.000 vues panoramiques de villages reculés de l'est de l'Himalaya habités par la communauté sherpa. Google s'est allié dans ce projet avec la start-up népalaise Story Cycle et l'alpiniste népalais Apa Sherpa qui a gravi à 21 reprises le mont Everest, plus haut sommet du monde, avant de prendre sa retraite et de fonder une association d'aide à l'éducation.

Levée de fonds pour les écoles et les hôpitaux

«Chacun connait le mont Everest mais très peu de gens sont conscients de la dureté de la vie dans ces villages», a dit Apa Sherpa, obligé de renoncer à l'école à 12 ans et de travailler comme porteur après le décès de son père. «Grâce à Google Street View, chacun peut voir ces villages et comprendre que les gens ici ont besoin d'aide. Nous espérons pouvoir lever des fonds pour construire de nouvelles écoles et des hôpitaux pour eux», a-t-il ajouté.

La communauté sherpa, qui fournit de longue date porteurs et guides pour les expéditions en haute montagne, espère que ce projet améliorera le sort des jeunes générations en leur permettant de pratiquer un autre métier que ceux de l'alpinisme, à hauts risques. Apa Sherpa, maintenant âgé de 55 ans, était porteur lors de sa première ascension de l'Everest, à une altitude de 8.848 mètres, mais pour lui les jeunes générations ne devraient pas suivre son exemple. «Mon rêve est qu'un jour les enfants du Népal n'aient pas à risquer leur vie en étant porteur ou guide et puissent recevoir une éducation et se construire de meilleures vies», a-t-il dit à l'AFP.