«Syndrome d’auto-brasserie»: Il se soûle en mangeant des frites

IVRESSE On l'accusait à tort d'être un ivrogne...

T.L.G.

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Frites, illustration.
Frites, illustration. — Robert F. Bukaty/AP/SIPA

«Il faut être toujours ivre. Tout est là: c'est l'unique question», écrivait Baudelaire. Pour obtenir cette ultime sensation, un jeune Américain n’a besoin… que d’une portion de frites ou de quelques potatoes, rapporte la BBC.

Pendant longtemps, on l’accusait d’être un ivrogne. A tort: il ne buvait pas une goutte d’alcool. «Je me sentais bizarre après avoir mangé, j’étais maladroit, vulgaire. Chaque jour pendant un an, je me réveillais pour vomir», explique-t-il. «Parfois, cela venait au bout de quelques jours, parfois, ça tombait comme ça, bam! J’étais saoul.»

Sentant l’haleine alcoolisée de son mari, sa femme le soupçonnait de cacher de l’alcool à la maison. En janvier dernier, il passe une série de tests à l’hôpital et reçoit un repas riche en glucides. Son taux d’alcoolémie bondit à 120 mg pour 100 ml de sang. Soit l’équivalent de sept verres de whisky.

«Syndrome d’auto-brasserie»

«Je n’avais jamais vu quelqu’un avec autant de levure dans son estomac de toute ma carrière», raconte le médecin Anup Konodia. En réalité, Nick Hess souffre d’une maladie rare, appelée le «syndrome d’auto-brasserie». Lorsqu’une quantité importante de levure se trouve dans un estomac, les glucides se transforment automatiquement en alcool.

Depuis, Nick prend des médicaments et surveille ses repas. «J’ai toujours un ou deux épisodes par mois, mais rien à voir avec ce qu’il se passait avant», explique-t-il.