Un A380 d'Air France détourné pour respecter le quota d'heures du pilote

AERIEN Les passagers de ce vol New York-Paris ont vécu une galère comme on en voit rarement...

N.Bg.

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Un avion A380 d'Air France.
Un avion A380 d'Air France. — Geoff Moore/REX/REX/SIPA

C’était la meilleure solution. C’est en tout cas ce qu’assure Air France, même si les passagers du vol New York-Paris AF007 ne sont peut-être pas franchement d’accord après le trajet plus que galère qu’ils viennent de vivre.

C’est BFMTV qui raconte leur mésaventure, qui commence dimanche par un pénible mais pas si fou retard de 6 heures au départ à New York en raison des chutes de neige. Puis l’A380 prend son envol, direction Paris sans escale. Ou presque: car quarante minutes avant d’arriver, l’appareil se détourne vers l’Angleterre pour atterrir à Manchester. Pour une raison simple: le pilote avait dépassé son quota d’heures.

«Tout s’est joué à quelques minutes près»

«Tout s’est joué à quelques minutes près, les capacités d’accélération d’un avion sur un vol transatlantique laissaient peut-être la possibilité d’arriver de façon très juste à Paris, explique à BFM un porte-parole d’Air France. Ça ne s’est pas produit, en dépit des efforts de l’équipage.»

Et même s’il ne s’agit que de quelques minutes, le quota d’heures, qui garantit qu'un pilote est dans ses meilleures dispositions pour voler, ne doit jamais être dépassé. «Enfreindre ces règles c’est comme, pour un automobiliste, rouler à 180km/h sur l’autoroute, ou avec 2g d’alcool. C’est strictement interdit», assure le porte-parole.

Après leur retard initial de 6 heures, certains des passagers, parmi lesquels se trouvait l’ex-ministre Bruno Le Maire, ont dû patienter 12 heures de plus à Manchester. Le temps qu’arrivent les trois (oui, trois) avions partis de Paris pour les rapatrier. On ne badine pas avec les quotas d’heure.