Etats-Unis: Le Pentagone a dépensé 500.000 dollars en Viagra

SANTE Le Pentagone a dépensé l'an dernier plus de 82,24 millions de dollars en médicaments contre les troubles de l’érection...

B.D.

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Illustration Viagra.
Illustration Viagra. — KROD/WPA/SIPA

Le Washington Free Beacon était vraiment loin du compte. La semaine dernière, le site rapportait que le département américain de la Défense avait dépensé quelque 500.000 dollars (plus de 437.000 euros) en Viagra. Cependant, le Military Times vient infirmer ce chiffre: selon des données publiées par l'Agence de la Défense pour la santé (Defense Health Agency, DHA), le Pentagone a dépensé l'an dernier plus de 82,24 millions de dollars (71,90 millions d’euros) en médicaments contre les troubles de l’érection.

Et le plus populaire de ces médicaments est le Viagra, avec 41,6 millions de dollars (36,3 millions d’euros) de prescriptions. Pire, depuis 2011, le coût total de ces prescriptions de Viagra, Cialis ou Levitra -au total huit médicaments traitant les dysfonctionnements érectiles- dépasse les 294 millions de dollars (257 millions d’euros), ajoute le journal.

1,18 million de prescriptions pour ces médicaments en 2014

Il précise que l'analyse du Washington Free Beacon reposait sur une soixantaine de contrats signés avec le groupe pharmaceutique Cardinal Healt Inc, mais que le réseau de la DHA s'étend aussi à de nombreuses cliniques et hôpitaux militaires, mais aussi à des points de vente en ligne et sur l'ensemble du territoire américain.

Au total, selon la DHA, les bénéficiaires -le personnel actif, les retraités et les proches éligibles- ont retiré quelque 1,18 million de prescriptions pour des médicaments traitant les dysfonctionnements érectiles en 2014.

Le nombre d’hommes touchés a plus que doublé en dix ans

Le journal rappelle qu'un rapport publié en septembre montre que le nombre d’hommes touchés par des problèmes érectiles a plus que doublé au sein des forces militaires actives entre 2004 et 2014, plus de la moitié d'entre eux étant liés à des troubles psychologiques et non psychiatriques. Pourtant, moins de 10% des prescriptions ont été faites à des personnes en service actif.

Ces pilules peuvent certes intervenir dans le traitement d'autres affections, comme l'hypertension artérielle pulmonaire, mais le département de la Défense a mis en place une série de mesures pour faire baisser le coût des prescriptions médicales, comme le recours à Medicare pour les retraités et les proches éligibles, ou a des réseaux moins onéreux.