#PayeTonEcoleRaciste: Quand les internautes flinguent l'école

WEB Le hashtag qui regroupait plus de 2.000 tweets, ce jour, à 15h30, témoigne de la violence du racisme ordinaire...

20 Minutes avec agence

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Une salle de classe
Une salle de classe — Boris Horvat AFP

«Quand la prof d'Histoire, au cours sur le 11/09, dit au seul arabe de ta classe "tu pourrais écouter, on parle de toi"», «quand la prof dit à ta pote d'origine kabyle née à Grenoble de "se servir de ses origines" sur un texte sur le désert», ou «quand les profs disaient qu'ils "traversaient la Méditerranée" quand ils allaient du côté technique du lycée»... Sur le même principe que le populaire #payetonutérus qui avait «cassé» Twitter en novembre dernier et sensibiliser sur les remarques déplacées des gynécologues, le hashtag #payetonécoleraciste enflamme Twitter depuis quelques jours, au point d'être l’un des trending topics.

 

 

 

Triste réalité

En réponse au plan de lutte contre le racisme du gouvernement, aux amalgames qui pulullent sur les réseaux sociaux à la suite des attentats de paris, ou comme un pied de nez au projet de refondation de l'école sur fond de laïcité, les jeunes élèves se lâchent sur le Net, et témoignent de la violence des propos de certains de leurs professeurs. Sans oublier ces références à la polémique qui gonfle autour du jeune Ahmed, 8 ans, convoqué au commissariat de Nice pour répondre «d'apologie d'acte de terrorisme».

 

Et même s'il y a forcément ceux qui forcent le trait, ceux qui inventent les phrases-choc, le fil #payetonécoleraciste témoigne quand même de la triste réalité, de cette forme que peut encore prendre le racisme ordinaire aujourd’hui entre les murs de ce sanctuaire qu'est censé être l'école. Ainsi, selon Rue 89, vers 15h30, on comptait déjà plus de 2.450 tweets sous ce hashtag installé en deuxième position après #Ahmed8ans.