Un New-Yorkais de 17 ans arrêté en raison d’émoticônes menaçantes sur Facebook

WEB Osiris Aristy a posté des messages où sont symbolisés deux revolvers pointés vers un policier...

N.Beu.

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Illustration Facebook
Illustration Facebook — Karen Bleier AFP

Des émoticônes peuvent-elles être considérées comme des menaces terroristes? La question se pose aux Etats-Unis depuis qu’un New-Yorkais âgé de 17 ans a été arrêté pour avoir posté sur Facebook des dessins symbolisant un policier et deux revolvers pointés vers lui, selon BuzzFeed.

Le 15 janvier, Osiris Aristy, publie sur Facebook la photo d’un revolver avec des balles posées tout près, assortie d’un message où l’adolescent dit, dans un anglais argotique, «avoir envie de tuer quelqu’un maintenant». Puis, quelques minutes plus tard: «Negro, viens me chercher, il va te descendre», avec des émoticônes représentant un policier noir et deux revolvers. Une heure après, Aristy récidive, avec un message un peu plus sibyllin où figurent à nouveau les mêmes émoticônes.

Une arme et de la marijuana

Le 18 janvier, la police de New York débarque chez le jeune homme et l’arrête pour avoir «proféré une menace terroriste», un délit qui peut valoir sept ans de prison à son auteur. Car depuis les lois adoptées à la suite du 11-Septembre, l’Etat de New York définit les menaces terroristes de manière très large, rappelle BuzzFeed. Toute tentative d’intimider les citoyens ou le gouvernement par de menaces peut entraîner des poursuites pour terrorisme. Peu importe si l’auteur est incapable ou n’a pas l’intention de passer à l’acte, ajoute la loi.

La justice n’a toutefois pas encore inculpé le jeune homme, dont les affaires sont compliquées par la découverte à son domicile d’une arme et de 25 grammes de marijuana. Son avocat, interrogé par BuzzFeed, dit toutefois avoir bon espoir de lui éviter des poursuites.