Turkménistan: Le président interdit les voitures noires parce qu'elles portent malheur

SUPERSTITION Le dirigeant a opté pour des limousines blanches et ne voudrait plus voir de véhicules noirs...

A.B.

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Vitres teintées, plaques non réglementaires et carrosserie noire, cette supercar ne pourrait pas passer la frontière turkmène.
Vitres teintées, plaques non réglementaires et carrosserie noire, cette supercar ne pourrait pas passer la frontière turkmène. — JP5\ZOB/WENN.COM/SIPA

Noir c'est noir. Personne ne sait si Gurbanguly Berdimuhamedov, le président turkmène, est un fan de Johnny, toujours est-il qu'il a pris une surprenante décision. Le dirigeant de ce pays situé entre l'Iran et l'Ouzbékistan ne pourrait plus voir les voitures noires en peinture. Il aurait donc décrété de bannir les véhicules de cette couleur. Pas de déclaration officielle bien sûr, mais les consignes ont été transmises aux fonctionnaires des douanes, qui ont rejeté les demandes d'importation de ces véhicules de mauvais augure, conseillant aux marchands d'acheter des voitures blanches plutôt que des noires. Motif avancé: le blanc porte-bonheur, contrairement au noir, qui apporterait mauvaise fortune, rapporte le site Chrono-tm.org.

Les coupés et les vitres teintées également prohibés

Récemment, Gurbanguly Berdimuhamedov a d'ailleurs fait renouveler le parc automobile présidentiel. Il utilise désormais un convoi de limousines blanches pour ses déplacements officiels. Dans la foulée, environ 160 hauts fonctionnaires turkmènes, y compris les chefs des principaux médias du pays, ont suivi le mouvement, révèle l'agence russe RIA Novosti. Cette restriction chromatique n'est pas la seule règle à contrarier les projets des importateurs de véhicules. Les modèles coupés sont eux aussi bannis, comme les supercars et les voitures aux vitres teintées ou munies de plaques d'immatriculation personnalisées.

Mais les Turkmènes sont habitués à ces restrictions loufoques. L'année dernière, à Achgabat, la capitale, le gouvernement avait obligé des résidents à retirer leurs systèmes de climatisation, jugés trop moches, afin d'embellir la ville. Et puisque le blanc a la cote aux yeux du président, tous les grands bâtiments de la ville ont été recouverts de marbre immaculé à coups de milliards de dollars. Reste à savoir quelle sera la prochaine lubie du dirigeant.