VIDEO. Cyber-harcèlement: Le Vatican s'engage contre ce calvaire qui touche un jeune sur trois

Société Une campagne de sensibilisation a été lancée par le Saint-Siège pour prévenir et lutter contre le cyber-harcèlement qui toucherait, en Europe, un jeune sur trois...

20 Minutes avec agences

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Longtemps limité à la cour du collège, le harcèlement des ados a désormais lieu aussi sur internet: pour faire face à ce phénomène en expansion, les formations pour les parents ou les enseignants se multiplient chez les opérateurs et les réseaux sociaux.
Longtemps limité à la cour du collège, le harcèlement des ados a désormais lieu aussi sur internet: pour faire face à ce phénomène en expansion, les formations pour les parents ou les enseignants se multiplient chez les opérateurs et les réseaux sociaux. — Alain Jocard AFP

Le Vatican se mobilise contre le cyber-harcèlement, «une très inquiétante forme de violence contre les jeunes et très jeunes»(1). Le Conseil pontifical «Justice et Paix» s'est, ainsi, associé à une campagne internationale «Stop au harcèlement sur Internet» organisée par le Bureau international catholique de l'enfance (BICE) et qui a déjà recueilli plus de 10.000 signatures.

Venue avec la délégation du BICE, une ancienne victime de cyber-harcèlement, Laetitia Chanut, qui vit à Albi dans le sud-ouest de la France, a raconté devant la presse, au Vatican, le calvaire qu'elle a vécu en 2011.

Liée notamment à la diffusion rapide des smartphones

Pendant près d'un an, cette jeune fille d'une vingtaine d'années a été harcelée par des messages à connotation sexuelle via le réseau social Facebook et sur son téléphone portable. Seule sa tentative de suicide a fini par alerter la gendarmerie, contactée, en vain, plusieurs fois auparavant. «Mon harceleur me parlait à travers 5 ou 6 comptes Facebook différents, à un moment il était mon ami, puis il m'insultait», a-t-elle raconté, faisant état de chantage et de harcèlement téléphonique nuit et jour.

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Selon le BICE, il semblerait que le phénomène soit «directement lié» à la diffusion des smartphones, dont, affirme-t-il, près d'un milliard d'exemplaires se sont vendus en 2013 dans le monde. La pétition du BICE propose d'adhérer à une «charte» sur Internet, qui incite à «réfléchir avant de publier quelque chose» sur le Web, à ne pas partager des «rumeurs, moqueries, injures ou menaces», ou encore à «parler» si l'on est victime ou témoin de cyberharcèlement.

(1) Selon une enquête de l'Observatoire des droits de l'Internet menée en 2013 auprès de 20.000 jeunes Européens, un sur trois a affirmé avoir déjà été témoin ou victime de cyber-harcèlement via internet ou téléphone mobile.