L’Angolagate

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La condamnation de Jean-Christophe Mitterrand à 30 mois d'emprisonnement avec sursis pour fraude fiscale est désormais définitive, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi contre cette sentence prononcée par la cour d'appel de Paris en janvier, a-t-on appris vendredi auprès de la Cour.
La condamnation de Jean-Christophe Mitterrand à 30 mois d'emprisonnement avec sursis pour fraude fiscale est désormais définitive, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi contre cette sentence prononcée par la cour d'appel de Paris en janvier, a-t-on appris vendredi auprès de la Cour. — Pierre Andrieu AFP/Archives

Chars, hélicoptères, munitions et navires de guerre… 790 millions de dollars de marchandises ont été livrés par Brenco, la société de Pierre Falcone, au président angolais Eduardo Dos Santos alors en guerre contre l’Unita de Jonas Savimbi. 500.000 personnes ont péri lors de cette guerre civile qui a ravagé le pays 1975 et 2002. 

Mandat d'arrêt international

Pierre Falcone est soupçonné par la justice française d’avoir été le maillon central de ce trafic d’armes. Le sulfureux homme d’affaires a déjà été derrière les barreaux. Mis en examen en décembre 2001  pour «abus de biens sociaux, trafic d’influence aggravé et commerce illicite d’armes», il a été placé en détention provisoire pendant un an, entre 2001 et 2002.

Un mandat d’arrêt international court depuis janvier 2004, mais Pierre Falcone s’est mis à l’abri. Il bénéficie, depuis juin 2003, d’une immunité diplomatique -non reconnue par la justice française- au titre de ministre de l’Angola à l’Unesco