Coucher avec plus de 20 femmes réduirait le risque d'avoir un cancer de la prostate

SEXE Pour les hommes homosexuels, le résultat serait inversé, selon cette étude québécoise de l'Université de Montréal...

T.L.G.

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Illustration d'un couple.
Illustration d'un couple. — PETER WIDMANN/TPH

Le sexe, meilleur remède contre le cancer ? D’après une étude québécoise de l’Université de Montréal et de l’INRS (Institut Armand-Frappier), la multiplication des partenaires sexuels féminins réduirait les risques d’avoir un cancer de la prostate. Lorsqu'un homme a couché avec plus de 20 femmes dans sa vie, il apparaît que son son risque de développer un cancer de la prostate (tous types confondus) baisse de 28%, et de 19% pour un «type de cancer agressif».

«Il est possible que le fait d'avoir eu plusieurs partenaires sexuelles féminines se traduise par une fréquence d'éjaculations plus élevées, dont l'effet protecteur contre le cancer de la prostate a été observé précédemment dans des études de cohorte», explique ainsi le chercheur Marie-Élise Parent.

Situation inverse pour les homosexuels

Par ailleurs, ces statistiques ne s’appliqueraient pas aux hommes homosexuels. Les chercheurs canadiens montrent que ceux qui ont fréquenté plus de 20 hommes auraient deux fois plus de risques d’être victime d’un cancer de la prostate, comparativement à ceux n’ayant jamais fréquenté d’hommes. Leur risque d’avoir un cancer de la prostate moins agressif augmenterait lui de 500% par rapport à ceux n’ayant eu qu’un seul partenaire masculin.

Pour tenter d’expliquer cette incohérence, Marie-Élise Parent émet des hypothèses «hautement spéculatives». «Elle pourrait relever d'une plus grande exposition à des ITS, ou encore il se pourrait que la pénétration anale produise un traumatisme physique à la prostate», émet-elle prudemment.

Ces résultats ont été publiés dans la revue Cancer Epidemiology, dans le cadre de l'étude montréalaise PROtEuS (Prostate Cancer and Environment Study).