Le cadavre volait en première classe

P. K.

— 

British Airways s'est élevé lundi contre le projet d'accord de "ciel ouvert" annoncé vendredi entre les Etats-Unis et l'Union européenne, dont elle serait une des premières à pâtir, et va tenter de convaincre les négociateurs européens de revoir le texte.
British Airways s'est élevé lundi contre le projet d'accord de "ciel ouvert" annoncé vendredi entre les Etats-Unis et l'Union européenne, dont elle serait une des premières à pâtir, et va tenter de convaincre les négociateurs européens de revoir le texte. — Leon Neal AFP/Archives

Vous dormez tranquillement dans le confort de la première classe, bercé par le doux ronronnement du moteur, quand, ouvrant les yeux et soulevant le bandeau donné par British Airways, vous vous apercevez que votre nouvelle voisine est passablement refroidie.

C’est à peu de choses près la mésaventure qui est arrivée à un passager d’un vol New Delhi-Londres la semaine dernière. Trois heures après le décollage (dans un vol qui dure habituellement neuf heures), le voisin d’une vieille dame en classe économique s’est rendu compte que sa voisine n’était plus de ce monde.

Bloqué par des coussins

Le personnel navigant a alors décidé de déplacer le corps aussi discrètement que possible vers la première classe, beaucoup moins peuplée que la classe économique. Le cadavre a été recouvert d’une couverture, attaché avec la ceinture de sécurité, et bloqué par des coussins.

Il s’agit là d’une procédure standard de la compagnie, qui doit faire face à environ dix décès en vol par an (sur 36 millions de passagers). British Airways avait agi de la même manière quand un voyageur américain était mort au cours d'un vol de six heures, reliant Londres à Boston

Mission impossible III

Une passagère de première classe américaine a ensuite raconté dans le «Guardian» qu’elle avait eu du mal à se concentrer sur le film qu’elle regardait, Mission impossible III, pendant que les autres «étaient très britanniques, comme s’il ne se passait rien de bizarre».

Un porte-parole a expliqué que ces problèmes étaient inévitables, vu le nombre de passagers transportés. «Quand un client décède en vol, c’est toujours difficile, et nous présentons nos excuses pour tous les désagréments causés.»