Un policier condamné pour avoir dressé un PV infondé par vengeance

FAITS DIVERS Il voulait punir une automobiliste avec qui il avait eu une altercation...

N.Beu. avec AFP
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Un procès-verbal.
Un procès-verbal. — M.Libert/20 Minutes

Non, le V de PV ne veut pas dire vengeance. Un policier municipal qui avait dressé un procès-verbal sans fondement à une automobiliste avec qui il avait eu une altercation a été condamné à deux mois d'emprisonnement avec sursis, mercredi, par le tribunal correctionnel de Nancy.

L'agent de la police municipale de Nancy, suspendu depuis juin par sa hiérarchie, a en outre été condamné à verser 1.000 euros de dommages et intérêts à la victime. Le tribunal n'a en revanche pas suivi le parquet, qui avait réclamé une interdiction professionnelle de trois ans. L'homme de 30 ans avait eu une altercation avec une automobiliste en décembre 2013, pour une raison futile. Il s'était alors prévalu de sa fonction d'agent assermenté en lui promettant des représailles.

Risque de révocation

Quelques jours plus tard, la victime, une infirmière, avait reçu un PV de 150 euros pour un supposé stationnement sur une place handicapée, daté du jour de la brouille. «Entre la parole d'une personne assermentée et celle d'une autre, on accorde davantage de crédit à celle de la personne assermentée. Le prévenu discrédite toute la profession de policier», a déploré à l'audience la représentante du parquet, Chantal Ramey, citée par le quotidien L'Est Républicain.

Le policier, qui a présenté des excuses à sa victime, a expliqué qu'il avait eu peur d'avouer à sa hiérarchie son méfait. Il risque d'être révoqué de son administration.