Tony Soprano, tu n'es pas le bienvenu à Bloomfield

TELEVISION La série culte est en butte à l'opposition du maire d'une ville où doit se tourner l'épisode final...

JH

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Tony Soprano n’a pas que des amis. C’est le genre de soucis auxquels il faut s’attendre quand on est un des parrains de la mafia du New Jersey. Cette fois, l’attaque, personne ne l’a vue venir dans le clan.

Normale, elle n’est pas dans le scénario de la série culte dont le retour est prévue sur HBO le 8 avril. Mais dans la décision cette semaine du maire de Bloomfield, New Jersey, à une portée de balle de Newark, la ville de «T».

L’édile, Raymond McCarthy, est marié à une italo-américaine et vraiment, s’il y a un truc qu’il n’aime pas, c’est la description de la vie typique d’une famille d’origine italienne façon Soprano et encore moins «l’image que la série donne du New Jersey».

Alors, pour protester, McCarthy a tout simplement décidé de ne pas autoriser le tournage de la scène finale de la sixième et dernière saison d’une série qui a révolutionné la télévision.

Il aura fallu une bataille juridique de plusieurs jours pour que la production obtienne finalement vendredi le droit de tourner dans une zone commerciale, en l’occurrence un marchand de glace à l’ancienne construit à la fin de années 30.

Ce «happy end» est la énième péripétie pour cette série créée en 1999 par David Chase. Après des interruptions notamment pour des conflits financiers entre les acteurs et la production, la dernière saison des Sopranos, diffusée en France par Canal Jimmy — mais disponible en DVD — aurait pu se terminer prématurément: l’acteur principal James Gandolfini enchaîne les accidents de la route, dont le dernier, en Vespa. La marque italienne de scooter n’a pas déposé plainte pour atteinte à l’image.

Photo: Papa, maman et fiston Soprano. DR