Jean-Marie Le Pen «trompé» par un faux passage pornographique du livre de Valérie Trierweiler

FAKE «C’est une face de notre président dont je me doutais mais que je ne connaissais pas bien», a-t-il dit sur Canal+. Mais de quoi parle-t-il?….

R.L.

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La condamnation de Jean-Marie Le Pen pour ses propos sur l'Occupation qui n'aurait pas été selon lui "particulièrement inhumaine", est devenue définitive mercredi, la Cour de cassation ayant rejeté le pourvoi du président d'honneur du FN, a-t-on appris de source judiciaire.
La condamnation de Jean-Marie Le Pen pour ses propos sur l'Occupation qui n'aurait pas été selon lui "particulièrement inhumaine", est devenue définitive mercredi, la Cour de cassation ayant rejeté le pourvoi du président d'honneur du FN, a-t-on appris de source judiciaire. — Jean-Sebastien Evrard AFP

Sur le livre de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, paru jeudi dernier, chacun y est allé de sa petite phrase. Mais ce matin, c’est Jean-Marie Le Pen qui s’est exprimé sur le sujet dans «La Nouvelle Edition» de Canal +, en s’attardant sur des supposés «passages pornographiques».

«Le président lui avait mis un doigt dans le cul»

Le président d’honneur du Front National assure qu’il n’a pas ouvert l’ouvrage et qu’il a juste pris connaissance de ces «quelques passages pornographiques». Il déclare ensuite: «C’est une face de notre président dont je me doutais mais que je ne connaissais pas bien». A quoi fait-il référence?

Contacté par le Lab d’Europe 1, le président d’honneur du Front national, sent qu’il est tombé dans un fake, mais tente toutefois de donner plus de précisions quant au «fameux» passage. «Je me demande si je n’ai pas été trompé par une citation qui était sur le net et dont je n’ai pas vérifié la réalité. C’était paru sur le net en disant que le président lui avait mis un doigt dans le cul. Dans l’anus. Encore une fois, comme je ne l’ai pas lu, et que je me méfie de ce qui paraît sur Internet… J’ai peur que ce soit une tromperie», déclare-t-il.

En l’occurrence le faux passage du livre est l’œuvre du journaliste Alexandre Hervaud.

 

Jean-Marie Le Pen a finalement compris et a déclaré au Lab que «c’est une bonne leçon». «Il ne faut pas prendre tout ce qu’on voit, tout ce qu’on entend, tout ce qu’on nous dit. Quand on disait que c’était une confession très intime, je me disais que ce n’était pas tout à fait invraisemblable».