VIDEO. Etats-Unis: En pleine partie de Counter Strike, le SWAT débarque chez lui

CANULAR La police d’élite américaine est régulièrement l’objet de canular…

Fabrice Pouliquen

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Jordan Mathewson interrompu en pleine partie de Counter Strike par le SWAT.
Jordan Mathewson interrompu en pleine partie de Counter Strike par le SWAT. — Caputre d'écran / YouTube

Aux Etats-Unis, le petit jeu s’appelle le «swatting»! Il s’agit d’un canular téléphonique qui consiste à appeler le 911, le numéro d’urgence américain, et de convaincre le SWAT, l’unité de police d’élite locale, d’intervenir sur une fausse prise d’otage.

«On est en train d’être swatté»

Au grand dam des autorités, de jeunes américains rivalisent d’ingéniosité à ce jeu, en particulier dans le milieu des gamers, les adeptes de jeux vidéo en ligne, précise Le Parisien. Le dernier à en avoir fait les frais se nomme Jordan Mathewson, gamer professionnel plus connu sous le nom de Kootra. C’était mercredi à Littleton dans le Colorado.

Le joueur professionnel se filmait en direct sur la plate-forme Twitch en pleine partie de Counter Strike dans les locaux de son équipe. «Je crois qu’on est en train d’être swatté», lance-t-il après avoir entendu des bruits suspects dans les pièces voisines. Puis quelques secondes après, des policiers surarmés entrent dans la pièce et lui enjoignent de se mettre à terre avant de le maîtriser.

Des écoles et des commerces fermés

Marrant? Kootra semble l’avoir bien pris en tout cas à en croire les images qui le montrent souriant peu de temps après son arrestation. La police, elle, est nettement moins détendue. Et pour cause: l’appel avait fait croire qu’un homme armé venait de tuer deux collègues de travail, en gardait d’autres en otage qu’il menaçait d’abattre. La police avait bouclé les bureaux, les écoles voisines et plusieurs commerces par précaution.

Pas un phénomène nouveau

Le swatting n’est pas un phénomène nouveau. Dès 2008, le FBI s’alarmait de cette pratique, une perte de temps pour les policiers et susceptible d’être à l’origine d’accidents. Passible de peines d’emprisonnement, l’auteur du canular peut aussi se voir contraint de rembourser le coût de l’intervention du Swat depuis septembre 2013 et une loi promue par le gouverneur de Californie, détaille Le Parisien.