VIDEO. Etats-Unis: Ils se prennent des décharges électriques au nom de l'art

ART Le photographe Patrick Haze a filmé la réaction de personnes recevant une décharge d’un pistolet à impulsion électrique devant son objectif. Le plus surprenant peut-être, c’est que l’artiste a déniché une centaine de volontaires…

Fabrice Pouliquen

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Patrick Haze a pris un malin plaisir à filmer la réaction de volontaires se faisant
Patrick Haze a pris un malin plaisir à filmer la réaction de volontaires se faisant — Capture d'écran / Patrick Haze

Certains sont prêts à tout au nom de l’art. Le photographe américain Patrick Hall n’a ainsi eu aucun mal à trouver des volontaires pour réaliser son dernier travail «The Taser Photoshoot». Le principe? Filmer la réaction de gens recevant une décharge d’un pistolet à impulsion électrique tirant à 300.000 volts. Près de 100 courageux ont défilé devant l’objectif de Patrick Hall. Pour pimenter le tout, c’était un ami ou une personne suffisamment proche du «cobaye» qui était chargé d’appuyer sur la détente.

«En tant que photographe, je prends toujours soin à ce que les personnes soient dans une situation confortable devant mon objectif, afin de tenter de capturer une véritable émotion de leur part, explique l’artiste sur FS Stoppers, site Internet consacré à la photographie. Mais si j’arrivais à mettre mon sujet dans une position inconfortable, alors je serais assuré à tous les coups de saisir un portrait intéressant de lui. C’est cette idée qui est derrière cette série.»


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Des émottions divertissantes des deux côtés du pistolet

Visiblement, Patrick Hall a pris un malin plaisir dans son travail. «Les émotions des deux côtes du taser étaient extrêmement divertissantes à regarder, poursuit-il. La personne sur le point d’être tasée était presque toujours nerveuse avec même un sentiment de peur et d’anxiété. De l’autre côté du pistolet, les comportements divergeaient bien plus. La plupart étaient excitées à l’idée d’infliger une douleur à leur ami. Certains aussi avaient d’emblée des remords une fois le coup parti.»