Caracas: Une taxe pour respirer l'air de l'aéroport

AVIONS Tout se paye quand on fait une escale au Vénézuela...

R.S.

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L'aéroport de Caracas, le 14 décembre 2013.
L'aéroport de Caracas, le 14 décembre 2013. — Fernando Llano/AP/SIPA

127 bolivars, soit environ 14 euros pour respirer tranquillement. A l’aéroport de Caracas, une bouffée d’oxygène se monnaye comme n’importe quel bien marchand. La BBC révèle que les passagers doivent désormais s’acquitter d’une «taxe oxygène» lorsqu’ils achètent leur billet pour la capitale vénézuélienne depuis le 1er juillet.

La taxe en question servirait à rembourser le nouveau système d’aération de l’aérogare, particulièrement onéreux. Celui-ci permettrait de purifier l’air respiré par les passagers, grâce à un ajout d’ozone.

Moqueries sur Twitter

Dans un communiqué, le ministère des Transports indique que le système de purification «désodorise et désinfecte» le bâtiment, mais il éliminerait également «la croissance bactérienne pour protéger la santé des voyageurs.» L’aéroport de Maiquetia serait ainsi le premier en Amérique du Sud à utiliser cette technologie.

Dans un pays frappé par un très fort taux de criminalité, une inflation record, et une pénurie générale de biens et services de base, cette mesure suscite incrédulité et indignation. Sur Twitter, certains Vénézuéliens n’ont pas manqué de souligner leur mécontentement.

https://twitter.com/thayspenalver/statuses/488753183498711041

https://twitter.com/VeronicaTorresA/statuses/484477636128014336