VIDEO. Un film tourné à la mairie d’Asnières fait polémique au conseil municipal

INSOLITE Mais le nouveau maire n’a pas apprécié ce film dans lequel on voit des images pornographiques et a décidé de porter plainte...

A.Ch. ( avec M.P.)

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Capture d'écran du porno tourné en mairie d'Asnières.
Capture d'écran du porno tourné en mairie d'Asnières. — capture d'écran

Les adjoints au maire d’Asnières (Hauts-de-Seine) ont connu une séance particulièrement excitante du conseil municipal ce samedi: le maire leur a projeté un court-métrage dans lequel figurent des images pornographiques, intitulé Korruption, pour leur montrer comment l’ancien adjoint chargé de la communication avait utilisé les locaux municipaux. Car ce teaser a été tourné à la mairie, notamment dans la salle des mariages et dans celle du conseil municipal, rapporte lepoint.fr.

Le teaser est par ici

La projection a fait sensation au conseil municipal: une conseillère municipale d’opposition a quitté la séance et les Asniérois présents ont montré leur colère de voir leur mairie utilisée à des fins douteuses. Mais l’ancien maire, Sébastien Pietrasanta, risque surtout d’être inculpé pour «prise illégale d’intérêts» car les locaux ont été prêtés à titre gratuit pour un tournage de teaser destiné à collecter des fonds pour réaliser le long-métrage. L’œuvre ne verra sans doute jamais le jour.

Dans un communiqué, l’association Jagarundi Prod, qui a tourné le teaser en question, se défend d’avoir réalisé un film pornographique et précise qu’il s’agit «d’une comédie noire grinçante dénonçant toutes les formes de corruption». La production ajoute que «toutes les conditions fixées par les services municipaux» ont été respectées. 

Mais le nouveau maire UMP d'Asnières, Manuel Aeschlimann, a annoncé lundi vouloir porter plainte contre l'ancien élu PS, estimant que l'utilisation de lieux solennels tels que la salle du conseil, l'escalier d'honneur ou la salle des mariages pour tourner «ces scènes déplacées pose un problème pour l'image de la ville et porte atteinte à sa moralité».