Le clip d'excuse de la SNCF n'a pas plu à SUD-Rail.
Le clip d'excuse de la SNCF n'a pas plu à SUD-Rail. — Capture d'écran/Youtube

GREVE

SNCF vs SUD-Rail: Le match continue à coup de «Y en a marre»

Le clip d’excuse de la SNCF ulcère le syndicat SUD-Rail…

Une vidéo d’excuses de la SNCF après la longue grève de juin a fait réagir le syndicat SUD-Rail, qui reprenant à son compte la complainte des usagers, répond vendredi: «Oui y’en a marre mais pas seulement 10 jours par an».

Diffusé depuis lundi dans les médias, le clip de 30 secondes commence par «"Y’en a marre!": Ces mots, ce sont les vôtres (…) nous avons tout mis en oeuvre pour vous rendre ces moments les moins pénibles possibles.» Et il finit par «cela n’a pas toujours suffi. Nous le regrettons».

Marre «des retards, des trains supprimés…», répond SUD-Rail

SUD-Rail, à l’origine - avec la CGT-Cheminots - de la grève lancée le 10 juin au soir, et qui a perturbé pendant une douzaine de jours le trafic, dénonce une «propagande SNCF». Dans un communiqué, le troisième syndicat écrit que «365 jours par an, les cheminots et les usagers en ont marre des retards, des trains supprimés, des incidents d’exploitation, des voyages inconfortables dans des trains bondés… des trains supprimés… des gares avec des guichets fermés, déshumanisées… des travaux programmés en dépit du bon sens allant jusqu’à la fermeture totale de ligne…».

«365 jours par an, nous réclamons tous et toutes un véritable service public…», revendique SUD-Rail, opposé à la réforme ferroviaire votée mardi par les députés.

Une «insupportable provocation» pour le PCF

La vidéo a également fait réagir le Parti communiste français, qui dénonce une «insupportable provocation» et une «hypocrisie». La SNCF, estime le PCF, «rejette la responsabilité des perturbations sur les cheminots, qui n’ont fait qu’exercer le droit de grève» et «cherche à se donner bonne conscience».

Les derniers grévistes, dans les gares parisiennes, ont fait grève pendant 14 jours. Les deux principales revendications de la CGT-cheminots et de SUD-Rail - reprise de la dette de RFF par l’Etat et création d’une entreprise publique unique - n’ont pas été satisfaites.