Fumer près des bébés, ne pas se balader en survêtement… Les habitudes des Parisiens qui choquent les New-Yorkais

INSOLITE Les mœurs françaises ne cessent d'étonner les Américains...

Audrey Chauvet
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Des Parisiens tentent de monter dans un RER, le 13 mai 2011.
Des Parisiens tentent de monter dans un RER, le 13 mai 2011. — AFP PHOTO / THOMAS SAMSON

Le French bashing est sans fin, qu’il s’agisse de nos fromages, de notre économie ou de nos hommes politiques. Le New York Magazine en remet une couche cette semaine avec un article signé de Tim Murphy qui s’étonne de plusieurs de nos us et coutumes.

Ainsi, les Parisiens seraient des fumeurs invétérés, sans cesse la clope au bec y compris à côté des bébés. «Des jeunes parents branchés, minces, souvent assez jeunes et généreusement aidés par les aides à la famille du gouvernement, fument dehors en présence de leurs bébés ou de leurs enfants», écrit le journaliste américain qui rapporte la réaction de quelques Parisiens à qui il a fait part de son étonnement. «Ils pensent que vous exagérez, que c’est un mythe et que les parents français protègent leurs enfants de la fumée.» Mais les parents américains, eux, s’empêcheraient complètement de fumer en présence de leurs enfants car même en évitant de souffler sa fumée sur le bébé, ils craignent que celui-ci ne souffre de ce tabagisme passif.

«A Paris, on apprend à être discret»

Second sujet d’étonnement pour les Américains, les Parisiens ne sortent en vêtements de sport que s’ils font vraiment du sport. Le survêtement n’est pas un vêtement et les Parisiens s’habillent de manière bien plus chic en toutes occasions que les New-Yorkais. Revers de la médaille, ce snobisme vestimentaire se retrouve dans l’amabilité des Parisiens: selon Tim Murphy, les habitants de la capitale «ne parlent pas aux étrangers». Alors que les New-Yorkais «ont l’habitude de cancaner sur la vie quotidienne avec quiconque se trouve dans une file d’attente à côté d’eux», «si vous dites à un Parisien dans le métro que le wagon non climatisé sent particulièrement mauvais aujourd’hui, il vous regardera d’un air effrayé comme si vous étiez fou et vous tournera le dos».

Mais tout n’est pas si négatif chez les Parisiens. L’article du New York Magazine donne ainsi la parole à une Américaine qui vit depuis sept ans dans la capitale française et qui reconnaît que la culture y est «raffinée, élégante»: «Cela transforme les Américains qui vivent ici. On apprend à parler d’une voix plus basse et à moins réagir rapidement. Maintenant, quand je retourne à New York, je trouve les gens trop réactifs, que ce soit dans la joie ou la colère. Et ils hurlent! A Paris, on apprend à être discret.»