Il mange le placenta de sa femme en smoothie et en taco

INSOLITE Et revient sur cette mode qui touche de plus en plus de femmes…

A.-L.B.

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Illustration d'un placenta.
Illustration d'un placenta. — Francisco Kjolseth/AP/SIPA

Un critique gastronomique du quotidien britannique Gardian, Nicholas Baines, raconte ce mercredi dans un article comment il en est venu à cuisiner et manger le placenta de sa compagne, qui a eu un enfant.

Depuis quelques années, des mères, dont des célébrités, disent publiquement avoir mangé leur placenta après leur accouchement. Celles-ci l’ingèrent le plus souvent sous forme de capsules, dans lesquelles le placenta est déshydraté.

Pour ses partisans, manger son placenta peut aider à conjurer la dépression postnatale, car il est riche en ocytocine, une hormone qui contribue à faciliter la production de lait, mais aussi en cellules-souches, qui pourraient aider la mère à se remettre de l’accouchement.

Partisans et détracteurs

Cette pratique a aussi ses détracteurs. Cité par le quotidien, Mark Kristal, professeur de psychologie à l’Université de Buffalo, affirme qu’elle est quasiment absente des civilisations humaines. «Bien qu’il soit riche de protéines, le placenta est conçu pour nourrir le bébé, pas la mère», renchérit le docteur Rohan Lewis, maître de conférences en physiologie à l’Université de Southampton. «Et si vous décidez de manger du placenta, il est probablement préférable de manger le vôtre plutôt que celui d’autres».

Quant au journaliste Nicholas Baines, qui se qualifie d’omnivore curieux, s’il a d’abord été perturbé à la vue du placenta sanguinolent de sa compagne, il a ensuite trouvé facilement sur Internet des recettes pour le cuisiner. Il a finalement réalisé un smoothie et un taco avec le placenta de sa compagne. «Le placenta cuit était assez bon», conclut-il.