Inde: Et si les déesses hindoues étaient celles par qui passait l'émancipation des femmes?

FEMINISME Alors que le festival dédié à la déesse Gangamma se tient dans quelques jours...

Armelle Le Goff

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Une affiche de la campagne Taproot en Inde
Une affiche de la campagne Taproot en Inde — Twitter / 20 Minutes

Et si le culte des déesses hindoues participait à changer le statut des femmes en Inde? A quelques jours du festival célébrant la déesse Gangamma dans la ville indienne de Tirupati, dans le sud du pays, au cours duquel les hommes se travestissent en femmes, The Guardian pose la question.

Une campagne contre les maltraitances faites aux femmes

D’autant qu’en septembre 2013, l’agence de publicité indienne Taproot a lancé une campagne intitulée «déesses maltraités». Le concept? Des affiches de déesses hindoues avec des yeux noirs et des visages meurtris. Elles soulignaient le contraste entre le culte de la divinité et le traitement des filles et des femmes en Inde aujourd’hui, où un taux d’infanticide élevé existe et 244.270 cas de crimes contre les femmes ont été signalés en 2012.
 

Le groupe Brigade rouge pour organiser la rébellion des femmes

Mais pour nombre de jeunes femmes indiennes, ce n’est pas par leurs divinités que passera leur libération. Agée de 25 ans, Usha Vishwakarma entraîne des adolescentes aux arts martiaux. Elle a même créé un groupe, Brigade rouge, qui patrouille dans les rues de Lucknow notamment pour que les hommes cessent de harceler les femmes. Elle en justifie l’existence notamment parce que «la frustration d’être maltraitées par les hommes nous a conduit à organiser notre propre rébellion.»