Jeunes enfants à Singapour (illustration).
Jeunes enfants à Singapour (illustration). — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

MONDE

Singapour appelle les jeunes couples à démarrer l'année du cheval «au galop» et à faire des enfants

Le gouvernement veut relancer un taux de fécondité qui est d'une faiblesse alarmante...

«J'espère entendre plus de cloches d'église et de cris de nouveau-nés tout au long de cette année», a déclaré le chef du gouvernement singapourien avant le début, vendredi, de l'année du cheval, selon le calendrier lunaire.

La cité-Etat, dont le taux de fécondité n'est que de 1,19 enfant par femme, a besoin de «suffisamment d'enfants pour la prochaine génération», a-t-il rappelé.

«Nous devons essayer de mieux faire. J'espère que l'année du cheval sera synonyme d'améliorations».

Une Saint-Valentin pleine d’espoir

La Saint-Valentin, célébrée le 14 février, coïncidera cette année avec le 15e jour de l'année lunaire chinoise, date considérée comme propice à une union heureuse et prolifique, s'est félicité le Premier ministre.

«Près de 300 couples se sont inscrits pour un mariage ce jour-là. Nous avons démarré l'année au galop», a-t-il lancé.

Le taux de fécondité a encore reculé cette année, pour tomber à 1,19 enfant par femme, contre 1,29 en 2012, soit largement en deçà du taux de renouvellement de la population (2,10 enfants).

Le taux des Singapouriens d'ethnie chinoise, qui représentent les trois quarts environ de la population, est encore plus bas, à 1,06.

La cité-Etat est ainsi dans l'obligation de faire appel à une importante main-d'oeuvre immigrée, ce qui n'est pas sans irriter une partie de la population. Les étrangers constituent un tiers des 5,4 millions d'habitants.