VIDEO. L’interprète imposteur de la cérémonie Mandela plaide la schizophrénie

B. de V.

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Un faux traducteur de langue des signes lors de la cérémonie en hommage à Nelson Mandela, le 10 décembre 2013. 
Un faux traducteur de langue des signes lors de la cérémonie en hommage à Nelson Mandela, le 10 décembre 2013.  — Capture d'écran d'une vidéo de Sky News

L’interprète-imposteur en langage des signes de la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela au stade de Soweto, a répondu ce mercredi aux attaques dont il a fait l’objet, disant qu’il ne maîtrisait absolument pas cette langue. Il a affirmé avoir eu un accès de schizophrénie et avoir halluciné, entendant des voix dans sa tête, et faisant des gestes n’ayant du coup aucun sens durant des heures entières.

Cela lui était déjà arrivé l’an dernier

Thamsanqa Jantjie, âgé de 34 ans, s’est excusé, expliquant qu’il n’a pas compris d’où est venue cette poussée, expliquant qu’il soigne activement sa schizophrénie. «J’ai essayé de me contrôler et de ne pas montrer au monde ce qui était en train de se passer réellement»… Sauf que cette crise lui était déjà arrivée lors d’une performance d’interprétation pour le président Jacob Zuma l’an passé.

L’homme travaille pour une entreprise s’appelant SA Interpreters, que le Congrès national africain (ANC) a employé pour la cérémonie de mardi et s’est fait payer 85 dollars -62 euros- pour sa prestation. 

Mercredi, un interprète officiel de la Fédération des sourds d'Afrique du Sud, Delphin Hlungwane réagissait. «Il gesticulait et bougeait juste ses mains dans tous les sens, il n'avait aucune grammaire, n'utilisait aucune structure, ne connaissait aucune règle de la langue.»

Retrouvez l'interview de l'interprète «imposteur» en cliquant ici.

«Il n'a rien traduit du tout, aucune de ces gesticulations n'avait de sens», expliquait un autre expert.