Trouvée dans un potager, la montre d’un Poilu va être restituée à sa famille

GRANDE GUERRE Elle appartenait à un soldat français mort au front en 1915...

avec AFP

— 

Photo prise à l'ossuaire de Douaumont,  créé après la bataille de Verdun (1916), le 11 novembre 2008, lors de la commémoration des 90 ans de la fin de la Première guerre mondiale.
Photo prise à l'ossuaire de Douaumont,  créé après la bataille de Verdun (1916), le 11 novembre 2008, lors de la commémoration des 90 ans de la fin de la Première guerre mondiale. — WITT/SIPA

La montre à gousset d'un soldat français de la Grande Guerre mort au front en 1915, découverte par hasard dans un potager en Meuse cet été, sera prochainement rendue à sa petite-fille, a-t-on appris jeudi.

Tout a commencé en juillet, quand une habitante de Souilly (Meuse), Micheline Aubry, était en train d'arracher des pommes de terre dans son potager, a raconté à l'AFP Daniel Fricault, le président du comité du Souvenir français de la commune.

Le nom du propriétaire à l’intérieur

Micheline Aubry a soudain découvert dans la terre un antique étui en cuir rouge, qui contenait une montre à gousset très bien conservée. «Ce qui est exceptionnel, c'est que le nom de son propriétaire était gravé à l'intérieur: Paul Vallart, sergent», selon Daniel Fricault.

Ce retraité s'est alors attelé à une enquête quasi policière sur cet homme, dans l'espoir de retrouver des descendants. Il a fini par découvrir que le soldat était né à Neuville-en-Tourne-à-Fuy, un village des Ardennes.

Là, il a découvert dans les archives de l'état-civil que Paul Vallart s'était marié, un «élément capital» qui lui a permis de retrouver sa petite-fille, «déboussolée» par la découverte de la montre, selon Daniel Fricault.

Passage des troupes incessant à Souilly

«C'est assez exceptionnel de découvrir un objet aussi personnel si longtemps après» a-t-il estimé.

Souilly abritait une importante base arrière de l'armée française durant la Grande Guerre, où le passage des troupes était incessant. Paul Vallart y a peut-être perdu sa montre durant l'un de ces déplacements. Le sergent est finalement mort sur le front de la Marne en octobre 1915, et il a été enterré non loin de là, à la nécropole nationale de La Crouée.