Il monte à Paris à cheval contre la hausse de la TVA dans l'équitation

COLERE Parti d'Epinal, il devrait arriver à Paris le 18 ou 19 novembre...

W. M. (avec AFP)

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Illustration cheval.
Illustration cheval. — AFP PHOTO/JOSEPH EID

A cheval sur Jumper... Le gérant d'un centre équestre de Remiremont (Vosges) a décidé de monter à Paris à cheval pour protester contre la hausse de la TVA prévue dans la filière équestre, a-t-on appris lundi. «Cette hausse de la TVA va être insoutenable financièrement», a dénoncé Laurent Cremaschi, interrogé par l'AFP. Face au déclin attendu de la clientèle en raison de la hausse des prix, «il va falloir diminuer le nombre de nos chevaux et de nos salariés», s'est-il inquiété.

«La seule possibilité va être de les orienter vers la boucherie, ça va être dramatique», a déploré ce dirigeant d'un centre équestre comprenant une cinquantaine d'équidés, 250 adhérents et trois salariés. Laurent Cremaschi a décidé de prendre seul le chemin de Paris, en commençant lundi par Epinal, monté sur Jumper, un hongre de 9 ans.

«Jusqu'à Verdun je serai accueilli dans différents centres équestres [...]. Et dans les autres régions j'ai déjà trouvé des points de chute à travers Facebook», a-t-il expliqué. Pour rassembler, Laurent Cremaschi a créé un carnet de bord sur Facebook intitulé «Croisade à cheval contre la hausse de la TVA et l'équitation en péril».

De 7 à 20 %

Il a prévu d'arriver avec Jumper à Paris «autour du 18-19 novembre», au moment du congrès des maires et du passage prévu de l'amendement au Sénat, «de manière à faire pression», tout en soulignant «le rôle éducatif» de sa démarche, qui n'a pas vocation à «semer le désordre».

Le monde de l'équitation est très remonté contre la hausse prévue de la TVA dans la branche de 7 à 20% à compter du 1er janvier, une mesure prise afin de se mettre en conformité avec la réglementation européenne.

Selon les professionnels du secteur, cette mesure menace de fermeture 2.000 des 7.000 centres équestres du pays.