La Sécu italienne traque les fraudes grâce à Facebook

SOCIETE En croisant les données disponibles sur le réseau social avec celles de l'assurance maladie...

M.Gr.

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Illustration facebook.
Illustration facebook. — JOCHMANS / CLOSON / ISOPIX / SIPA

Le Big Data au secours du trou de la Sécu? L'expérience italienne pourrait en tout cas donner des idées de ce côté des Alpes. Depuis deux ans, l'Italie a en effet choisi de faire appel à la société américaine Teradata, spécialisée dans le traitement de données de masse, comme l'indique Challenges.fr ce mardi.

L'INPS, la Sécu italienne a en fait réorganisé ses services dédiés à la lutte contre les fraudes, tout en croisant ses données avec celles disponibles sur les réseaux sociaux, explique au journal Patrice Bouëxel, directeur du tout nouveau pôle santé de Teradata France.

Statut Facebook

Dans les faits, l'INPS cible les arrêts maladie susceptibles d'être frauduleux grâce à leur date -un mercredi, une veille de vacances scolaires....- ou sa récurrence et le croise avec votre statut Facebook.

Autant dire que les mentions «trop géniale notre journée shopping», publiées sur les profils de vos amis un jour de congé maladie, pourraient donc se retourner contre vous.

Pour l'instant, aucun appel d'offre n'a été lancé par l'Assurance maladie, pour envisager une solution similaire. Les autorités françaises auraient des craintes quant à la sécurité des données liées à la santé des Français, estime Challenges.fr. Mais «la France y viendra», estime Patrice Bouëxel.

Dans le Michigan, aux Etats-Unis, une approche transversale de l'usager par les services publics, via un fichier de données partagé a permis au gouvernement local d'économiser 1 million de dollars (725.000 euros) par jour, rapporte Challenges.fr.