Un pigeon de compétition belge dopé à la cocaïne

INSOLITE Cinq autres ont été contrôlés positifs aux antidouleurs et antifièvres...

20 Minutes avec AFP
— 
Illustration pigeon.
Illustration pigeon. — Jan-Philipp Strobel / DPA / AFP

  Les pigeons  voyageurs belges, dont les champions de vitesse valent plusieurs  centaines de milliers d'euros, n'échappent pas au dopage. Six d'entre  eux viennent d'être contrôlés positifs, dont un à la cocaïne, a rapporté  jeudi la presse belge.

Après une visite de travail au laboratoire sud-africain «The  National Horseracing Authority of Southern Africa», la Fédération  colombophile belge a décidé d'y envoyer une vingtaine d'échantillons  pour un contrôle, expliquent les quotidiens flamands Het Belang van  Limburg et Gazet van Antwerpen.

Alors que les tests effectués en Belgique sur les mêmes  échantillons n'avaient rien révélé, le laboratoire sud-africain a  découvert des traces de produits interdits différents dans six d'entre  eux. «Cocaïne pour l'un, un antidouleur et antifièvre pour un autre»,  précisent les deux journaux néerlandophones.

310.000 euros un pigeon

La colombophilie, qui a une longue tradition en Belgique, a  connu un essor économique exceptionnel ces dernières années avec  l'arrivée sur le marché de riches collectionneurs chinois. En mai, l'un  d'entre eux a déboursé 310.000 euros pour s'offrir «Bolt», le dernier  champion issu des pigeonniers belges.

Cette arrivée massive d'argent entraîne aussi des dérives:  vols dans les élevages, rackets par des intermédiaires sans scrupule et  donc dopage.

Ce phénomène du dopage n'est toutefois pas vraiment neuf: en  2003, l'ancien champion du monde cycliste Johan Museeuw avait été  convaincu d'usage de produits interdits à l'issue d'une enquête partie  de soupçons de trafic d'hormones dans le milieu agricole, le peloton  cycliste, les courses de chevaux et... de pigeons.