Châtellerault: Un fétichiste de culottes arrêté en flagrant délit

SOCIETE L'homme aurait accumulé près d'une centaine de sous-vêtements...

M. Go. avec AFP

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Illustration soutien-gorge.
Illustration soutien-gorge. — Atherton Lee/SUPERSTOCK/SIPA

La main dans le bac à linge. Un amateur de dessous féminins qui se servait depuis environ un an sur les fils à linge, dans la région de Châtellerault (Vienne), a été piégé et appréhendé par le mari d'une de ses victimes, excédé par ces larcins.

Le fétichiste, âgé de 35 ans et jusqu'alors inconnu de la justice, a été confondu il y a une semaine par un habitant de Naintré, chez qui il a commis le vol de trop: en l'espace d'une année, son épouse a ainsi vu disparaître nuitamment pas moins de 70 de ses culottes, mises à sécher sur l'étendoir de la terrasse.

Les culottes surveillées par webcam

L'époux, qui avait remarqué que l'amateur de lingerie venait se servir de préférence les dimanches et mercredis soirs, a monté la garde avant, il y a un mois, d'investir dans une webcam. Il y a quelques semaines, son initiative a porté ses premiers fruits, lorsque la webcam a capté la forme d'un homme "habillé en treillis, avec un chapeau et un foulard", comme il l'a raconté notamment à la Nouvelle République du Centre Ouest.

Mais c'est la semaine dernière, dans la nuit de dimanche à lundi, que ses efforts ont finalement été couronnés de succès : "Il a sauté dans la cour (...) Il avait son ciré, son foulard et des gants. Il s'est mis à quatre pattes et au moment où il commençait à se servir sur le séchoir, on l'a cueilli", explique l'homme, aidé dans l'opération par ses deux fils.

Dans sa voiture, une trentaine de culottes

Prévenus, les gendarmes ont découvert dans sa voiture une trentaine de culottes, fraîchement dérobées à Châtellerault. L'homme, qui réside dans une commune voisine, a reconnu les vols et fera l'objet d'une composition pénale.

Depuis que l'affaire a été évoquée dans la presse locale, plusieurs personnes se sont plaintes auprès des gendarmes de la région de vols similaires, selon une source proche du dossier.