Deux-Sèvres: Renvoyée de sa maison de retraite à cause de son mauvais caractère

RETRAITE La vieille dame a cassé une assiette et fait part de sa colère auprès des résidents et du personnel...

A.D.

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Un femme et son déambulateur, dans les couloirs de la maison de retraite Sainte Marie, à Angers (Maine et Loire), en avril 2011
Un femme et son déambulateur, dans les couloirs de la maison de retraite Sainte Marie, à Angers (Maine et Loire), en avril 2011 — JS EVRARD/SIPA

Ce n'est pas tatie Danielle, mais presque. Nicole a 70 ans et vit dans la région de Niort (Deux-Sèvres). Mais, d'ici trois mois, il faudra qu'elle trouve une autre maison de retraite. La résidente de l'établissement spécialisé de Coulonges-sur-l'Autize vient de voir son contrat de séjour résilé à cause de son caractère et de son attitude envers le personnel et certains résidents.

Elle serait «incompatible avec la vie en collectivité» et une médiation a été mise en place il y a huit mois, selon France Info. Nicole a désormais fait une demande d'aide judiciaire.

«J'ai un franc-parler»

«J'ai un franc-parler, c'est direct», se justifie-t-elle auprès d'un journaliste de France Bleu Poitou. Lors d'un repas récent, Nicole raconte qu'elle a «tapé son assiette» et l'a brisée, parce qu'elle n'était «pas contente». «Si elle était fêlée c'est pas de ma faute», estime Nicole. Et de conclure: «Il y en a beaucoup de fêlés, ici». Son exigence vis-à-vis du personnel est parfaitement assumée: à la Nouvelle République, elle explique: «Je fais des remarques, oui. Je suis maniaque, oui. Mais pour moi, être maniaque, c'est une qualité, pas un défaut.»

Nicole doit désormais libérer sa chambre, qu'elle partage avec son compagnon de 81 ans. Sauf que, comme elle l'explique à la Nouvelle République, il n'en est pas question: «J'y suis, j'y reste!».