Un policier accusé de remarques déplacées devant le cadavre de Whitney Houston

JUSTICE Un de ses collègues a porté plainte contre lui et se dit depuis victime de «représailles» de la part de sa hiérarchie...

avec AFP

— 

Whitney Houston à Las Vegas, le 15 septembre 2004.
Whitney Houston à Las Vegas, le 15 septembre 2004. — NIVIERE/SIPA

«Elle est carrément encore canon, hein!», se serait exclamé entre autres commentaires «déplacés» un policier, en soulevant le drap recouvrant le corps de la chanteuse Whitney Houston, accuse l'un de ses collègues qui a intenté une action en justice.

Le geste ou les réflexions auxquels s'est livré le 11 février dernier l'inspecteur de police de Beverly HillsTerry Nutall, au Beverly Hilton Hotel où la diva de la pop a été trouvée morte dans son bain, n'avaient «aucune légitimité», indique le rapport transmis à la justice par le plaignant et publié mardi dans la presse.

Le médecin légiste avait conclu que Whitney Houston, âgée de 48 ans, était morte accidentellement par noyade, à la veille des Grammy Awards, et que l'absorption de cocaïne associé à un problème cardiaque avaient contribué au décès de la chanteuse.

Actes de «représailles»

Dans sa plainte, publiée par le Los Angeles Times le 11 septembre, Brian Weir déclare avoir été privé de plusieurs avantages après avoir dénoncé à ses supérieurs la présumée mauvaise conduite de son collègue. Il accuse la ville de Beverly Hills et son service de police de s'être «vengés» en lui retirant ses fonctions dans les unités SWAT et K-9, en lui supprimant des heures supplémentaires payées et en le harcelant.

Brian Weir a subi et continuera de subir des dommages économiques et non-économiques. Il souffre notamment d'anxiété et sa réputation a été ternie, indiquent les documents.

Le porte-parole de la police de Beverly Hills Lincoln Hoshino a nié tout acte de «représailles» contre Brian Weir, précisant que Terry Nutall avait été autorisé à regarder le corps. «Il a réagi comme il le devait et de manière tout à fait appropriée devant un tel événement» a-t-il déclaré au Los Angeles Times.

Réflexions déplacées

Dans la plainte, il est indiqué que «Nutall, s'est, sans raison légitime, agenouillé devant le corps, a soulevé le drap ou ce qui recouvrait le corps, découvrant le corps en dessous de la zone pubienne». Puis, il a «touché le corps... en faisant des réflexions déplacées.. que la morte «était encore très séduisante pour son âge et compte tenu de son état». Il s'est exclamé: «Elle est carrément encore canon, hein!».

Dans son rapport de quarante-deux pages publié en avril, le médecin légiste note que «la défunte pourrait avoir succombé à une surdose de stupéfiants, de médicaments et d'alcool». De nombreux flacons contenant une douzaine de médicaments prescrits par cinq médecins différents, dont l'anxiolytique Xanax et un corticoïde puissant, le Prednisone ont été découverts dans la chambre d'hôtel du Hilton.

L'interprète de tubes comme «I will Always Love You» a vendu plus de 170 millions de disques et a dominé la scène musicale pendant près de 30 ans. Elle a mené un dur combat contre sa dépendance à la drogue.