Texas: Un sticker publicitaire représentant une femme kidnappée fait polémique

MONDE La société Hornet Signs a voulu promouvoir le réalisme de ses stickers de façon très peu orthodoxe et très maladroite...

Bérénice Dubuc

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Capture d'écran d'un reportage de la chaîne américaine KWTX montrant le sticker publicitaire représentant une femme kidnappée, créé par la société Hornet Signs, qui fait polémique.
Capture d'écran d'un reportage de la chaîne américaine KWTX montrant le sticker publicitaire représentant une femme kidnappée, créé par la société Hornet Signs, qui fait polémique. — 20 MINUTES

Une «expérience marketing» qui fait polémique. Hornet Signs, société spécialisée dans les affiches et autocollants basée à Waco, au Texas, s'est retrouvé la cible de violentes critiques pour avoir voulu promouvoir le réalisme de ses stickers de façon très peu orthodoxe.

>> Regardez un extrait du reportage de ABC News:

En cause: un autocollant créé à partir de la photographie d'une employée de la société, qui a posé de façon volontaire, qui a été exposé sur la porte arrière du pick-up d'un salarié qui a conduit dans toute la ville. Problème: la bannière, très réaliste, représente une femme blonde, pieds et poings liés, comme si elle venait d'être kidnappée et jetée à l'arrière du véhicule. Objectif: mesurer les réactions de la population locale et ainsi démontrer la qualité et le réalisme des produits de la marque.

Menaces

«Nous voulions produire un sticker aussi réaliste que possible. «Nous voulions montrer ce que nous pouvons faire, mais ce n'était pas la meilleure façon de le faire», a par la suite admis Brad Kolb, le propriétaire de la société. En effet, alors que la photo du sticker avait été publiée mi-août sur la page Facebook de l'entreprise, ce n'est que le week-end dernier que la polémique a pris forme.

Des internautes de tous les Etats-Unis, mais aussi du Royaume-Uni et d'Australie ont unanimement et parfois violemment critique é l'initiative. Des appels téléphoniques menaçants ont même été passés au magasin. Des internautes ont également créé une pétition en ligne demandant à Hornet Signs d'«enlever l'autocollant de la femme attachée» de ses publicités et de son catalogue.

Le sticker brûlé

Lundi, Brad Kolb a finalement cédé à la pression populaire, ainsi qu'aux menaces proférées à son encontre et à celle de ses salariés. Il a décroché l'autocollant du pick-up où il était collé puis l'a brûlé. «Je ne m'attendais pas à de telles réactions. Nous voulions juste voir si les gens allaient remarquer l'autocollant», a expliqué  Brad Kolb, à la chaîne locale KWTX-TV.

Il a présenté des excuses publiques dans une vidéo postée sur YouTube, soulignant qu'il ne voulait «causer aucune souffrance», et que la société et l'ensemble de ses salariés «ne tolère aucun comportement violent». Il a par ailleurs annoncé qu'Hornet Signs avait effectué une donation de 2.500 dollars (euros) à une association  de Waco qui défend des victimes de crimes.

Hornet Signs a également lancé un sondage sur son site, demandant aux internautes de choisir entre la controverse et la compassion pour répondre à la question «Qu'est-ce qui fait le plus de publicité?» La controverse l'emporte pour l'heure à plus de 77%.