Une étude hallucinante qui réhabilite les hallucinogènes

SCIENCES Selon des chercheurs norvégiens, LSD, champignons et mescaline ne seraient pas mauvais pour la santé mentale des consommateurs...

C.P.

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Des champignons hallucinogènes aux Pays-Bas.
Des champignons hallucinogènes aux Pays-Bas. — PETER DEJONG/AP/SIPA

Trip ne rime pas forcément avec crash: c’est la conclusion pour le moins surprenante d’une étude publiée le 22 août dans la revue scientifique Plos One par deux chercheurs du département de neurosciences de la Norwegian University of Science and Technology.

Ces chercheurs ont étudié la situation psychologique des 130.152 participants de la National Survey on Drug Use and Health (NSDUH) menée de 2002 à 2004 aux Etats-Unis. Dont 21.967 (13,4%) ont rapporté un usage de substances psychédéliques (LSD, psylocybine, mescaline) tout au long de leur vie.

Résultats: «Il n’y avait pas de lien significatif entre l’utilisation tout au long de la vie de toutes sortes de drogues psychédéliques, de drogues psychédéliques spécifiques ou de l’utilisation dans le passé de LSD, et un taux accru de problèmes de santé mentale [détresse psychologique grave, attaques de panique, épisode dépressif majeur, épisode maniaque, phobie sociale, trouble d'anxiété généralisée, agoraphobie, syndrome de stress post-traumatique et psychose non affective, etc]. Dans plusieurs cas, l’utilisation de drogues psychédéliques était même associée avec un taux inférieur de problèmes mentaux», expliquent les auteurs. Une chose reste toutefois certaine: s'abstenir de consommer de telles substances ne peut pas faire de mal.