Panama: Les services antidrogue découvrent des composants de missiles dans un cargo nord-coréen

INTERNATIONAL Ils étaient dissimulés dans une cargaison de sucre...

C.P. avec agences

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Le cargo nord-coréen Chong Chon Gang arraisonné dans le port international de Manzillo, à Colon au Panama.
Le cargo nord-coréen Chong Chon Gang arraisonné dans le port international de Manzillo, à Colon au Panama. — Arnulfo Franco/AP/SIPA

C’est ce qu’on appelle une grosse prise. Vendredi, les officiers panaméens de lutte contre le trafic de drogue identifient un cargo nord-coréen en provenance de Cuba à l’approche du canal de Panama et décident de l’intercepter pour un contrôle.

Mutinerie

Leur suspicion de trafic illégal monte d’un cran quand à l’arrivée de la police, le capitaine du Chong Chon Gang, tente de se suicider et que les 35 membres d’équipages se rebellent et tentent de saboter les fouilles.

Finalement, une fois conduit au quai Manzanillo du port de Colon, à 80 kilomètres de la capitale, Panama, où il est amarré dans une zone à l'accès restreint, les autorités n’y ont découvert aucune trace de drogue mais du matériel militaire: «Quand nous avons commencé à décharger la cargaison de sucre, on a localisé des conteneurs que nous pensons être des équipements de missiles sophistiqués et ce n’est pas autorisé», a indiqué lundi soir le président panaméen Ricardo Martinelli sur Radio Panama.

Radar de contrôle

D'après le groupe de consultants IHS Jane's bas à Londres, qui a étudié les photos du chargement, il pourrait s’agir d’un «radar de contrôle de tir RSN-75 Fan Song de la famille de missiles sol-air SA-2».

D'après Neil Ashdown, spécialiste de la région Asie-Pacifique chez IHS, Cuba pourrait avoir expédié le radar en Corée du Nord pour le faire moderniser. «Dans ce cas, il serait sans doute réexpédié vers Cuba et la cargaison de sucre  pourrait être un troc en échange de ce service»,  a-t-il confié à l’AFP.

Un autre scénario, moins probable, évoqué par IHS serait que la Corée du Nord fasse venir ce radar pour renforcer ses défenses sol-air.

Mardi, ni La Havane ni Pyongyang n'avaient réagi.